‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 217 sur 362 · Ms.fr. 1357, f. 152 v · texte numérisé non relu

Ms.fr. 1357, f. 152 v

2. Dans des lettres du 20 décembre U19, nous trouvons, entre autres dons, celui de 41 livi'es à un canonnier, « en la conipensacion du canon que avons eu de lui. » Chartes royales , XIV , n® 2.

3. La scène dut se passer le dimanche 31 mai , diaprés ritinéraire.

avait été donné de ne laisser pénétret personne, et qu'il n'entrerait pas. Le comte répondit que cette défense ne le concernait point. « N'êtes-vous pas homme ? Ne m'en croyez-vous pas ? » reprit brusquement Guichard. — « Je me souviendrai de cette réponse, » dit le comte en se retirant dans l'antichambre. Survint Jean du Cligne, l'un des écuyers d'écurie du Dauphin. Ventadour rentra à sa suite, et se mit à apostropher Guichard; ils allaient en venir aux mains, quand le premier écuyer Pierre Frotier et les autres gens de la maison (Ju prince qui étaient là, les séparèrent. Le Dauphin, entendant la dispute, sortit de son retrait et demanda ce que c'était. Guichard et Ventadour, s'agenouillant tous deux, donnèrent chacun leur explication. A la plainte du comte , Charles répondit : « Ne vous en prenez « point à nos gens , mais dites-nous le , et on leur ordonnera « ce qu'on vous devra faire , car il faut qu'ils fassent ce que f< leur avons commandé. »

Le comte se retira en silence, mais avec la vengeance dans le cœur : quatre jours après Guichard du Puy, sortant de l'église, tombait frappé de deux coups d'épée par le comte de Ventadour, qui, le lendemain, était arrêté et mis en prison \

Il nous reste maintenant, pour achever de mettre en lumière cette période de la régence du Dauphin, que les historiens, — à l'exception de M. Vallet de Viriville, qui l'a amplement, et, en général , fort bien traitée *, — ont presque complètement laissée dans l'ombre, d'une part à suivre le prince dans ses relations avec les puissances étrangères, et d'autre part à étudier le rôle de son gouvernement relativement à l'adminisration du royaume.

1. Tous ces détails sont tirés des lettres de rémission donjiées au comte au mois de juillet suivant. Aîxhives, X*» 9190, f. 195 v». Cf. X*» 19, au 12 juin U22. — n y eut, dans la même année, à Chinon et à Saumur, une querelle, avec effusion de sang, entre André de la Roche et Thibaut de la Haye, chevalier de Fentourage du Dauphin. Voir Archives X^ 18, f. 185 et suivants, au 2 janvier 1430.

2. M. Vallet de Viriville a consacré à cette période la plus grande partie du premier volume de son Histoire de Charles VU et de son époque (1862).

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