Rymer, t. IV, part, ii, p. 66 et
7. Des ambassadeurs de France séjournèrent à Leicester du 17 mai au 2 juin (Rymer, /. c-, p. 99); le 11 juin, Gautier Col reçut un sauf-conduit pom* retourner en France (p. 80).
d'intrigues qui, s'il atteste leur habileté et leur souplesse, porte gravement atteinte à leiu* caractère. Que dire du roi d'Angleterre qui, tout en concluant une alliance secrète avec le duc, continuait à traiter avec Charles VI ' ? Que dire stœtout du duc de Bourgogne, qui, au moment même où il s'alliait avec Henri V, faisait prendre en son nom, à Arras, des engagements qu'il n'était plus en son pouvoir de tenir'? Nous avons déjà qualifié la conduite du duc avec la sévérité qu'elle mérite. Quant à celle du roi d'Angleterre, nous emprunterons pour l'apprécier les paroles d'un historien anglais qui a jeté sur ces temps le coup d'œil de l'homme d'État : « Henri V, à coup sûr, n'aurait pu conclure avec cet homme sans principe (Jean sans Peur) un traité tel que celui que les deux parties semblent avoir eu en vue, sans la plus sigiialée mauvaise foi envers la Cour de France, à laquelle il protestait, pendant ce temps, de son vif désir d'arriver à une solution amiable de leur différend... H fit preuve dans cette intrigue d'une duplicité peu compatible avec les idées généralement reçues sur son caractère ouvert et généreux ^ »
L'année 1414, qui avait été si activement employée par Henri V en négociations, avait été remplie aussi par des préparatifs militaires. Il semble que, sûr désormais de la connivence de Jean sans Peur, il n'ait plus hésité à prendre les armes, et que les pourparlers avec la France n'aient été poursuivis que
1. 5 juillet U14 : Nouveau pouvoir, relatif au mariage, donné aux évoques de Durhain et de Norwich , et au comte de Salisbury (Rymer, p. 8i). L'ambassade partit le 10 joitlet, et ne revint que le 3 octobre (voir p. 99 et 105). Elle fut reçue avec magnificence, pendant le siège d'Arras, par le duc de Berry (Religieux, t. IV. p. 376).
18 octobre : Pouvoir pour proroger le terme de rengagement du roi relatif au mariage avec Catherine de France (Rymer, p. 90).
19 octobre, à Londres : Prorogation jusqu'au 2 février 1415, en vertu de ce pouvoir (p. 96).
5 décembre : Pouvoirs : 1« pour proroger les trêves avec la France; 2* pour prendre de nouveaux engagements relativement au mariage ; 3« pour conclure le mariage. Ambassade des évéques de Duriiam et de Norwich , du comte de Dorset et du seigneur de Grey (p. 97-98).
Même date : Pouvoirs aux mêmes (et en outre à Philippe Morgan et à Ricliard de Holra), pour traiter : 1» du mariage ; 2*> de confédération perpétuelle (p. 98).