Rymer, t. IV, paît l, p
*. Rjnicr, [. IV, part, u, p. 106-101.
Telles furent les propositions qu'eurent à débattre, comme représentants de la couronne, le duc de Berry, le comte d'Eu, Guillaume de Boisratier, archevêque de Bourges, Pierre Fresnel, évêque de Noyon, et Guillaume Martel, seigneur de Basqueville. Le duc de Berry, portant la parole au nom du Roi, fit de très larges oflFres , comprenant la cession de l'Agenais, du Bazadais, du Périgord, du ^Bigorre, de la Saintonge, du sud de la Charente , du comté d'Angoulême , du Quercy sauf Montauban, du Rouergue, et de divers territoires ou places, plue six cent mille écus d'or pour la dot de Catherine. Acte fut dressé de ces oflTres au nom du Roi, le 14 mars 1415, et aussi de l'augmentation de la dot, qu'on consentit à porter à huit cent mille écus. Mais les ambassadeurs anglais , déclarant n'avoir de pouvoirs, ni pour rester plus longtemps, ni poiu* restreindre leurs demandes, prirent congé du Roi, qui promit d'envoyer une ambassade en Angleterre *.
Pressé par une lettre où, dans un langage ampoulé, le roi d'Angleterre exaltait son amour pour la paix et la modération de ses prétentions*, Charles VI fit partir le 4 juin son ambassade, l'une des plus nombreuses et des plus solennelles qui aient été envoyées en Angleterre. Elle se composait du comte de Vendôme, grand maître de la maison du Roi, de l'archevêque de Bourges, de Pierre Fresnel, devenu évêque de Lisicux, de Pierre d'Orgecy, seigneur d'Ivry, de Robert de Braquemont et de Gautier Col, avec une suite de six cents personnes'. Mais, maigre tous les efforts des ambassadeurs, malgré l'énerçie, la véhémence même que déploya l'archevêque de Bourges, on ne put rien obtenir*. On dut se borner à proroger