d, ibid
4. Voir le langage que lui prête Henri V, dans une note secrète destinée à être communiquée à rempcrcur.
5. « Johanncs Tiptoft, chivaler, qui... in comitiva serenissimi et excellentissimi prindpis fratres Régis prscarissimi Romanorum régis semper Augusti , circa quaedam negotia Régis et statum regni su» Angliae concementia, in partibus transmarinis moraturus, habet literas Régis de protectione, per unum annum duraturas. » 1*' septembre 1416. Rymer, t. IV, part. u,p. 174.
6. Rymer, /. c, p. 190. Cf. le savant mémoire de Huillard-Bréholles : La Rançon du duc de Bourbon Jean /•^ Paris, 1869, in-4'', p. 8-10.
En France , le comtô de Hainaut qui , à rinstigation du duc de Bourgogne, travaillait à ramener le duc à la Cour, en compagnie du Dauphin Jean, prit l'initiative de npuveaux |)ourpar- 1ers entre la France et TAngleterre *. Mais la mort subite du Dauphin arrêta cette double négociation. v
Le moment était venu où le sort des armes allait en décider. Le l*'' août 1417," Henri V débarquait à Touques ; le 13, il adressait à Charles VI une lettre où il le sommait, « au noni de Celui qui est le Dieu des vivants et des morts et qui tient dans sa main les droits des souverains , » db reconnaître ses droits héréditaires, et de lui rendre ce qu*il détenait injustement, prenant Dieu à témoin que, s*il refusait de lui faire justice, il serait responsable des maux qui pourraient en résultera
Au moment où Henri V mettait le pied sur le territoire français, il venait de renouveler (31 juillet) sa trêve avec le duc de Bourgogne, qui se préparait à prendre les armes, de son côté, et à marcher «ur Paris ; im peu auparavant, Tempereur, levant le masque, s'était déclsiré notre ennemi.
Dans des lettres datées de Constance, le 22 mars 1417, Sigismond exposait qu*animé d'un sincère désir de paix, il avait cédé jadis aux sollicitations des ambassadeurs de Charles VI et qu'il était venu en personne le visiter, dans l'espoir que les difficultés entre la France et l'Angleterre pourraient être aplanies, et que les aflfaires de l'Église une fois réglées, une paix durable pourrait être conclue par son intervention. Il s'était montré disposé à oublier les anciennes injures faites au Saint Empire par le Roi de France et ses ancêtres, ainsi que les usurpations et détentions de biens; son amour de la concorde l'aurait même amené à abandonner à la France quelque partie des terres de l'Empire, en dédommagemient de ce dont s'était em-
i. Voir le pouvoir délivré par Henri V, en date du 12 mars Ui7 (Rymer, /. c, p. 194). — n existe aussi un sauf-conduit, délivré le 3 avril, à l'archevêque de Reims, Guillaume Seignet et Gautier Gol, pour se rendre de Dieppe à Calais (p. 197). — Le Dauphin Jean mourut le 5 avril. — Le 24 avril, Henri donnait pouvoir pour traiter de trôves avec le duc de Bourgogne (p. 197), et par un traité signé à Calais le 8 mai, le comté de Boulope fut compris dans les ti-éves conclues jusqu'à la Saint-Michel de Tannée 1i17. Ce traité Ait confirmé par Henri V le 14 mai. — Le 18 mai, le roi d'Angleterre donnait pouvoir pour prolonger les trêves spéciales à la Flandre.