ArMv. t. c, p
i. Ils ne priKDt lia que le 13 mai 1418, par un traild ^gn^ ^ ConsLutcc. Voir sur ces d^mjlés AKbbacli, J. c, p. 311-50, et Multer, Hiâtoire île la Confè-'.ératiùn mine, t. IV, p. 464 el 6uiv.
5. C'est la remarque que fait la Chronique antoniae (l. 236) : « El ce pendant le duc de Bon^ngne menoil fi. guerre vers Paris, cumme s'il Irnoil le parti dudit Roj Henrj. » Cf. ci-dessus, p. 137.
de Normandie \ » il fit délivrer un sauf-conduit pour Regnault de Chartres, archevêque de Reims, Jean Tudert, doyen de Paris, Jean de Vaily, président au Parlement, Gilbert Motier, seigneur de la Fayette , Jean Louvet , grand maître de ITiôtel de la Reine , Robert de Tullières et Gautier Col , ambassadeurs de son « adversaire de France, »i que celui-ci lui envoyait « pour la tranquilité et le bien commun de toute la chrétienté *. » Ces ambassadeurs devaient se rendre, avant le l^ novembre, à un lieu désigné entre Honfleur et Touques'. Le 1^ octobre suivant, Henri donna au comte de Warwick, à Edouard Courtenay, et à quatre de ses conseillers , deux commissions, Tune pour traiter de toutes les matières se rapportant aux questions en litige entre son adversaire et lui, l'autre pour conclure une trêve *. De son côté, Charles VI, par lettres datées du 2 octobre, à Paris, donna des pouvoirs pour traiter avec les représentants de son « adversaire d'Angleterre '. »
Au moment où la conférence allait s'ouvrir, il se produisit un fait dont les conséquences n'étaient point sans gravité. Le gouvernement français, voyant d'un côté les Anglais occuper le duché d'Alençon et le comté du Perche, et menacer ainsi le duché d'Anjou et le comté du Maine, où déjà ils s'étaient emparés de plusieurs places; voyant d'un autre côté le duc de Bourgogne maître de Chartres, de Tours, et de la plus grande partie du comté de Vendôme, autorisa, par lettres du 10 novembre *, la reine de Sicile à conclure avec le roi d'Angleterre une trêve qui mit pour le moment l'Anjou et le Maine à l'abri. Le duc de Bretagne avait, par sa mère, d'anciennes relations avec la maison de Lancastre'.- Dès le mois d'avril 1417, il était entré en
1. 0 Apud caslruin régis de Cadonio, in ducatu régis praedicto. » Rymer, t. IV, pail. m, p. 17.
%. « Pro ti'an([uillitate et coiumuni bono totius Gristianitatis , ut asserit. » LL, ibid.
3. Un nouveau sauf-conduit fut délivré à Aiençon le ^ octobi'e , valable jusqu'à la Saint-André (iV/., ihid., p. 21).
4. Au cbàleau de Caen, !«' octobre. Rymer, t. IV, part, m, p. 17 et 18.
5. Ce, sont les mêmes que ceux dont les noms se trouvent dans le sauf-conduit; seulement Jean Louvet est ici remplacé par Guillaume de j^ftulhon. Rymer, l. c, p. 18.
6. Lettres de Charles VI, autorisant à conclure une trêve qui ne. devait point dépasser le 30 septembre U18. Fontanieu, 109-110.