Journal d'un bourgeois de Paris, p. 12i
4. Nous n'ajoutons pas grande foi, après ce que nous révèlent les documents diplomatiques, au récit de Monslrelet (t. III, p. 321-22) et à Paltercation qui se serait produije entre le duc et le roî d'Angleterre. — Jean sans Peur, pendant la durée des conférences, traita avec Henri V de ses intérêts personnels, et l'on a quelques-uns des actes de cette négociation (Rymer, p. 122-23), qui se dénoua par la conclusion d'un traité signé à Ca^s le H juillet. D'ailleurs, l'attitude de Henri V à l'égard du duc, à la suite des conférences, la continuation des relations entre les deux princes indiquent qu'ils n'étaient rien moins que brouillés. Aussi bien, Jean sans Peur était un grand comédien : les paroles qu'on lui prête ont pi^, malgré tout, être prononcées.
'")0 H1BT0IRE DE CUARLE3 VII. 1419
ançais regagna du terrain : il fit si bien qu'il imposa sa loi à , Reine et a« duc*, et qu'il fit avorter les négociations'. Le ) juin, ' les conférences avec Henri V prirent fin ; le 11 juilt, le traité de Pouilly était signé entre Jean sans Peur et le aupbin. l
1. Nous avons k ce eujel l'aveu dlsabeau ellMnftne. Dans la kUre qaeDe adressa te septembre iJIB au roi d'Angleterre, el qa'oa a lu plus haut (p. 186-89). eOe constate i si elle et le duc avaient traité arec h roi d'Aaflelerre, tout le pioudo les aurait aban<
i. Voici ce qu'on lit ï ce- sujet dans une lettre datée de Hantes, le U juîDel, et signfe Phioi'r : i And whanne it (le traité tel qu'il avait été accepté de part et d'autre) was lughte lo tbe point for ta hatc ben engroùed , und fuliytli ta be niaad au ende of, tbe de frenssh partie hath comen vrilh diverses demandes and questions , in letijng and ■jgat of thaï matera, so ferfortho tfaat novr al tbis (yme it is nel knowcn whetiiir we in hâve weire or pees. >' Rjmer, 1. c, p. 1!6.