Voir Rymer, /. c, p. 93 et
d'Harfleur et la victoire d'Azincourt, il avait, nous l'avons vu, envoyé une ambassade en Castille pour solliciter une alliance '. , En janvier 1417, il fit partir de nouveaux ambassadeurs, avec mission de rappeler l'alliance conclue autrefois, et de la renouveler si c'était possible; en cas d'échec, on invoquer" le traité récemment signé entre la Castille et le Portugal*, a de faire comprendre l'Angleterre dans la trêve , comme alli du roi de Portugal ; en outre, on devait tout tenter pour rom[ l'alliance française '. Henri V semble avoir échoué dans ce n^ociation, mais il resta pourtant en relation avec la Castilli La France fut plus heureuse en Aragon que l'Angleterre l'avait été en Castille, Toutes les contestations soulevées da ce pays par la succession de Jean I" (mort en t39S) avait enfin cessé par la renonciation de Yolande d'Aragon, duché: d'Anjou, et la reconnaissance d'Alphonse V qui, le 2 avril 14 avait succédé à son père Ferdinand IV, monté sur le trône 28 juin 1412, Du vivant de celui-ci, et au milieu de eescomp< fions, la politique française et lapolitique anglaise s'étaient n contrées en Aragon. Charles VI entretint des relations avec d Ferdinand, et même avec son prédécesseur (Jon Martin ; il ( voya une ambassade chargée de renouveler les alliances a' la France'. En 1413, l'Angleterre laissa le duc de Clarei signer un traité d'alliance avec le comte d'Ui^el et prête celui-ci un concours anné dans sa lutte contre Ferdinand F
1. Voir phishaul, p. 961. — Pouvoir donn^, en date du 13jtimer1416, àJeanTîi
sinécfaal d'Aquilaine, et i d'autres, pour traiter avec le roi de GasliOe. Rymcr, I. c, p.
3. Ce Inilé est de 1411. Use trouve dans Leibniz, Codex diplomalicul, p. SSO-
3. Instructions i John SeynWolm et autres, en date du 15 décembre 1116 (Rymer, . p. 18"). Leurs pouvoirs sont du 26 janvier un (p. 191).
4. Sauf,conduil du 17 novembre 1417 i tiafa Garera, venant en la conip;qin>e dt^ J^ Saint-Pieire (Lichaudé à'AnJij. Rûlet normatuU.p. 235). John Hull resU en OstiUe dant toute cette anoje (Voir Proceedingt and ordinaacet, t. Il, p. 239). Une lettre d d'Aoï^elerre, dat^c de son ost devant Falaise le 10 Février (1418), parle du kng séjour ti Castille par John HuU , et ordonne de lui donner une graÙBution proporlioanelle au t quil y a passé (sir II. Ellis, Original letlen. 3* séries. 1. 1, p. 64).
5. Çurita, AaateM de la Corom -le Aragon, t. III, f. 9 v et f. 91-92. Voir sui antre ambassade, envojée en 1410-1411, après b mort de Martin, le RccikH de Bi p. 81 et suiv., et les documents publiés dans la Callfcdon de documentas inedila Archiva gênerai de ta Corona di Arayon, t. I, p. !5Ï et suiv. Cf. t. X, p. 350 et : im. det Comte* iFVrgel.
6. Ferreras, Hlil. ginérale d'Etpagne. t. VI , p. 190. — Un vit aussi, dans rann<
Eu 1415, Henri Y, ayant sollicité la main de doua Maria, fille ainée de Ferdinand IV, qu'on destinait au roi de Castille, vit ses avances repoussées *. En novembre 1416, Charles VI, rappelant la trêve de trente ans conclue avec TAragon (1406), faisait délivrer des lettres patentes pour en enjoindre la stricte observation *. Enfin l'intervention de la reine Yolande amena entre les deux Cours le rétablissement des rapports diplomatiques : un traité, signé à Barcelone le 4 octobre 1417, entre le roi d'Aragon, d'une part, et le roi Louis de Sicile et le Dauphin, de l'autre, renouvelait les anciennes alliances et confédérations '.
Tel était, en 1418, l'état des choses en Espagne. La Castille demeurait notre alliée fidèle ; TAragon, tout en conservant ses anciennes relations d'amitié avec l'Angleterre, était rentré en rapports avec la France. Ajoutons que le Portugal, où régnait Jean I", marié à une sœur d'Henri IV d'Angleterre, était acquis à l'influence anglaise, et que le roi de Navarre Charles III, de la maison d'Évreux , tout en étant fort éloigné de la détestable politique de son père, avait ses relations dans le camp opposé au Dauphin.
Nous avons dit que le duc de Bourgogne avait fait, à la fin de 1417, des ouvertures à la Cour de Castille*. Elles ne furent point repoussées, car, dans les derniers jours de janvier 1418, des ambassadeurs de Jean II se trouvaient à Troyes *. Une ambas-
comte d^Urgel, des capitaines du parti d'Orléans, tels que Remonnet de la Guerre, Bernard de Coaraze et Aimery de Gomminges. Histoire des Comtes d'Urgel, dans la Coleecion dtëe, t. X, p. 494, 505, etc.; Ferreras, /. c, p. 193.