‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 250 sur 362 · Lettre du 5 septembre. Rymer, p · texte numérisé non relu

Lettre du 5 septembre. Rymer, p

5. La duchesse de Bourgogne ne s*en alarmait pas moins : le 29 novembre 1419, efle écrivait à la dame de Champdivers, pour la prier de lui laire part des nouvelles que son fils Henri lui avait mandées sur «c Taction des Espaignols contre les Anglois. » Collection de Bourgogne, 57, f. 162.

6. Voir Jouvenel, p. 374-75, et Religieux, t. VI, p. 398. C*est à tort que M. Vaflet (HUtoire de Charles Vil, t. 1, p. 214-16) rattache cet événement à Tambassade de Jacques Gelu, dont il sera parlé plus loin, car il est antérieur : l'archevêque quitta Tours le 19 janvier; or le 24, le Dauphin, étant à Lyon, donnait une récompense au messager qui lui apportait la nouvelle de la victoire. Chartes royales, XIV, ir'5.

jeune roi le 20 octobre 1419. Des luttes d'influence ne tardèrent pas à se produire , et Tinfant don Henri finit par lever rétendard de la révolte (14 juillet 1420)*. Il en résulta une période de troubles et d'anarchie qui se prolongea pendant plusieurs années, au grand détriment de la France, ainsi privée des avantages que Thabile politique du Dauphin avait eu conquérir.

Si Charles avait réussi du côté de FÉcosse et de la Castille , il ne fut pas aussi heureux en. Savoie. Amédée VIII avait épousé une sœur de Jean sans Peur * : tout en se maintenant dans une sorte de neutralité, évitant de se rendre aux instances du gouvernement royal qui réclamait de lui une assistance armée ', il n'en resta pas moins entièrement dévoué aux intérêts du duc de Bourgogne *. Le Dauphin s'était, dès le début, mis en rapport avec lui (juin 1418); le duc avait, à son tour, envoyé des ambassadeurs, et ces relations n'avaient point été vues sans ombrage par le parti adverse *. Elles se poursuivirent pendant quelque temps : vers le mois de mars 1419, l'évêque de Saint-Papoul et Jean Girard allèrent, de la part du Dauphin, trouver le duc pour traiter diverses aflFaires, parmi lesquelles était comprise la prolongation d'une trêve entre la reine Yolande et Amédée VIII, relativement à la Provence *. Yolande envoya elle-même une ambassade, chargée de poursuivre la revendication de ses intérêts et de régler certaines questions

1. Voir Ferreras, t. VI, p. 233 et suiv. Le Victarial contient (p. i79 et suiv.) (Tinteressants détails sar cette révolution de palais.

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