‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 263 sur 362 · Monstrelet, t. IV, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. IV, p

4. Voir les lettres de sauf-conduit données (Hovedun, 11 avril) à Archibald, comte de Douglas , et au comte d'Athol ; l'endenture passée à Londres le 30 mai avec Douglas, et le traité de Westminster du 31 mai, stipulant le retour du roi en Ecosse dans le délai de trois mois après que les deux princes seraient revenus de leur campagne de France, moyennant la remise de certains otages. Rymer, t. IV, part, iv, p. 24, 30 et 31.

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Mais le comte de Buchan répondit fièrement qu'il ne se croyait pas tenu d'obéir à son roi tant qu'il serait captif et à la merci d'un souverain étranger *. Pourtant les négociations entamées par le gouvernement du Dauphin pour obtenir un nouveau contingent de troupes, négociations qui furent poussées assez loin *, paraissent être restées sans résultat : Charles dut se contenter des auxiliaires que lui avaient ariienés Buchan et Wigton.

Henri V n'ayant pu rompre ni Talliance castillane, ni l'alliance écossaise, fit appel à l'Allemagne. Dans des instructions données en juillet 1420 à des ambassadeurs près du roi de Navarre, il s'était hautement vanté d*avoir l'appui du Saint- Empire '. D sollicita de l'empereur et des princes électeurs une assistance armée *. Mais Sigismond était alors absorbé par sa

1. The HUtory of Scotland from the year 14S3 until the year 1549, by WflfiaD Drumtnond (1655, in-fo!.), préface; HUtory of Scotland, by TyUer, t. lU» p. 193. CS. Boece, f. 3U.

2. Nous apprenons par des lettres du Dauphin, en date du 27 avril U21 (Archives, J 183, w 136), qu'à ce moment il était question de faire venir une nouvelle armée ^Éooise, et que des mesures avaient été prises dans ce but. Dans les lettres du 8 mai 1421, rendues es faveur de Louvet, le Dauphin dit, en propres termes, qu'il a « fait appoinctier avec nos très diiers et très amez cousins et alliez* les contes de Douglas et de Mar, du pays et royaiHoe d'Iilscosse , de venir à puissance, ceste présente saison, à nostre aide et secours par deçà, à rencontre dcsdiz ennemis , moyennant certaine grosse finance qu'il nous convient pour ce baillier et paier, tant pour rabillement d'iceuh et leurs gens, qui doivent estre en nombre de VI à viii'" combattans, que aussi pour fréter et mettre sus et leur transmettre le navire aiferent et convenable pour leur dicte venue (Archives de Grenoble, B 304i, f. 102). i Enfln nous voyons, le 17 juin suivant, Guillaume de La Lande, charpentier de vaisseau et bourgeois de La Rochelle , faire son testament en partant pour l'Ecosse , où il allait lever des troupes en faveur du Daupliin (communication de M. de Richemond, archiviste de la Charente-Inférieure, au Comité des travaux historiques, juillet 1876; Revue des Sociélés savantes, 6» série, t. IV, p. 161).

3. Les ambassadeurs avaient mission de faire ressortir la grande puissance des rois de France et d'Angleterre, maintenant jointe ensemble, et qui chaque jour, augmente, frice i leurs alliés, comme l'empereur, le duc de Bavière, qui a épousé la sœur du roi d'Angleterre, le duc d'Autriche, le duc de Brabant, le duc de Lorrame, la Hollande , la Zélande , le Hainaut et les grands seigneurs d'Allemagne. Du Puy , 223 , f. 220.

i. Voir les instructions données par lui, à la date du 17 décembre, en son ost à Saint- Pharon devant Meaux. On y trouve de curieux détails sur les secours que le Dauphin recevait de CasliUe et d'Ecosse : « It may aswcl be said and ought not to be unknawen, that tbay of Castelle as thay of Scotland corne in grcte nombre into the service of him tbat depeth him Dauphine, tlie kings adversaire, and serve him aswell by water as by laod, and be not payed of her wayes past xx or xxiv francs of feble money for the month , the which money is feble that it passath not a good english noble a month; wherefbre the kmg trasleth that now in bis nede the forsaid Elizours, which bene his friends aud allies, wolde not falle him , atte lest at his resonnable costs , no more than strangcrs men doo to tbeiin that been his adversahres. » Rymer, t. IV, part, iv, p. 45,

1422 LA DIPLOMATIE DU DAUPHIN. â37

lutte contre les Hussites, pour laquelle toutes les forces allemandes étaient nécessaires*. Nous ne voyons pas que la grande ambassade envoyée {janvier 1422) à Tempereur, au comte palatin du Rhin, au duc Henri do Bavière, aux archevêques de Trêves, de Cologne et de Mayence*, ait produit les résultats que souhaitait le roi d'Angleterre ^ Henri V frappait d'ailleurs à toutes les portes, car il sollicitait un secours du Portugal *, et il s'efforçait d'arracher la Navarre à l'influence de la Gastille '.

Il étendit même son action jusqu'en Italie, où if aurait voulu avoir Gênes à sa discrétion. Après avoir vécu, de 1396 à 1409, sous la domination française, la République était retombée dans l'anarchie; elle avait pour doge, depuis Je mois de juillet 1415, un homme de grande valeur, Thomas de Campo Fregoso , qui était parvenu à lui assurer une situation nioins précaire. Le roi d'Angleterre se mit en rapports avec le doge, et conclut avec lui un traité au mois d'octobre 1417 •. Depuis lors les rapports de l'Angleterre et de la République de Gênes avaient été constants \ Malgré les efforts que paraît avoir faits le Dauphin * , il n'y avait donc plus à compter pour la France sur les vaisseaux de la République, qui lui avaient été si utiles

1. Voir Monstrelet, t. IV, p. 86, et p. 23-2i. — Cf. Aschbach, t. III, passim.

2. Pouvoirs, en date du 14 janvier 1422, dans Rymer, /. c, p. 48-49. Cf. Proceedings and ordinances, t. III, p. 29.

3. II faut .noter que deux de ces princes (le comte palatin du Rliin et l'archevêque de Cologne), (étaient vassaux et hommes liges du roi. Voir instruction , p. 45. — Sur l'attitude de l'empereur, voir les lettres de Heretong van CIux , dans Rymer, p. 63.

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