Lettres du U juin
4. Indépend^ment de la lettre de Jean Caille aux Lyonnais, en date du 15 juin, cela ressort de lettres patentes de Charles VI du 27 juiUel (Arch. de Reiras). En août 1418, le Dauphin envoya des lettres closes aux nobles et barons du Limousin {Pièces originaires, 675 : Chapolie) : voir aux Pièces Jttsti/icatives. Le 21 mars 14J9, on recevait
37H HISTOIRE DE CHARLES VH. 1418 et SOiv.
faites. Mais bien que, comme le rappelait le Dauphin, « de droit les nobles et autres tenant fiefs et arrière-fiefs » fussent tenus de servir, et pour « la défense de la Seigneiu^ie, et pour la défense et seurté d'eux mesmes et de leurs hommes et fiefs *, » plusieurs n'avaient point obéi à ses mandements *. Dans un conseil de guerre tenu à Blois le 5 août 1421 , les chefs de Tannée décidèrent que, « pour plus sûrement aller avant et en plus grand nombre, tous nobles et non nobles qui se pourroient assembler et mettre sus en ce royaume » seraient convoqués : on promulgua une ordonnance du Dauphin, prescrivant de faire crier et publier partout que, « sans aucune excusation ou demeure, tous nobles tenant fiefe ou arrièrefiefs, et autres qui ont accoustumé à soy armer » fussent au rendez-vous donné (pour le 25 août), montés et suffisamment armés, « nonobstant, disait l'ordonnance, quelconques lettres par nous octroyées de non venir à ladicte armée, à quelconques personnes que ce soit, sous l'ombre de garde de forteresse ou autrement, » et sous peine de confiscation de corps et de biens, et d'être réputés « fauteurs des dits ennemis et favorisant le fait d'eux et de leurs alliés. » Enfin, pour vaincre toutes les résistances, le Dauphin voulait que « les dits nobles et gens qui sont tenus le servir en armes selon les droits de noblesse et mesmement en tej besoin qui touche en chef tout le fait de la seigneurie , et qui seront de ce faire defaillans , à l'exemple des autres et pour mémoire en temps avenir, soient de ce punis par démolition de leurs maisons et habitations, privation des forteresses, prérogatives et honneurs appartenant â gens nobles, et soient eX demeurent asservis aux aides et subsides, comme les gens de peuble , sans plus user d'aucune franchise. Mais les voulons, ajoutent les lettres, estre tenus et réputés pour gens flaches (sic) y faillis, reprochés et deshonorés, et indignes de jouir de privilèges de noblesse, et dès maintenant
à Poitiers des lettres du Dauphin, en date du 16 mars, ordonnant « que cbascun wAAe tenant en fief, etc., et autres se abiUent et arment pour aller au siège à Partenay, dedans huit jours. » Archives de Poitiers, Registres des délibérations, 1, f. 69 r».