Ordonnances, t. XI, p
3. Voir lettres du 20 octobre 1422. Ai-chives, J 475, n* 98^. Ce^ pièce a été publiée dans les Archives historiques du Poitou, t. H, p. 294.
1421-22 ~ l'administration du dauphin.
aux deniers qui, par une heureuse fortune , nous out été serves presque intégralement '.
Essayons de dresser le bilan financier du Dauphin pen les années 1421 et 1422.
Pour le premier semestre de 1421, la recette de la Chai aux deniers est de 68,963 1., 13 s., 6 d. parisis ; la dépens 83,201 1-, 19 s., 10 d. parisis. En outre, le compte coaslate restait à payer une somme de 13,190 1., 2 s,, 2 d, parisis.
Pour le second semestre de 1421, la recette est de 92,9Î 7 8-, 10 d. ; la dépense de 124,778 1., 16 a., 9 oh. Les « d€ demourées à payer » s'élèvent à 26,690 I. , 1 s. , 9 d.
Pour le premier semestre de 1422, la recette manque ; la pense est de 189,167 1-, 2 s., 3 d. ob. Lesdettessonlde 40,4 13 8., 2 d.
Pour les cinq mois courant du l^juilletaù 30 novembre 1 la recette est de 118,967 1., 6 s., 8 d. ; la dépense de 146, Si 2 5., 2d. ; les dettes de 27,5781., 15s., 6 d. ».
Il est difficile de dégager de ces chifîres un résultat préc concluant, à cause des variations perpétuelles du cours c monnaie; mais on peut constater ee double fait: le déâcil constant et la dette s'accroît incessamment.
En entrant dans le détail et en recherchant quel fut l'en des sommes dépensées, pour la maison ou pour la personc
1. Sa voiei l'émunëralioa : <° Premier compte de thôM (l" jsnvief-SO jain Archives, KK 50, f. i-ii. — S° Second compte de Vhâtel (lvjiûllet-31 décembre liL, f. 23-S6. — 3- Troisième compte de Vholet (1" janvier-31 juiUet liïî). U miers Teuillets , comprenaDl U recette , manquent dans le registre KK SO. Ce i eommence avec les Deipem da journée* (f. 58-78 ï°). — 4° Quatrième eom rhâlet (i" »olU-30 novembre UH). Bibl. nal., Fr. 6719. 11 est «Ubli en faible mi — Le dnqnième compte commence au moment où le cuurs de ta forte monnaie venai rét»bli, savoir te i" décembre U2Î, el s'arrfte au 30 jmo 1iî3 (KK 50, f, SS-gB)
2. Arehiïes, KK 50, paiaim ; Bibl. nat , Fr. 67iB. — Je ne me lancerai point i recherdte de l'insolable problème qui coosisle à eoniertir ces sommes en monnue jours. On peut consulter a ce sujet le savent mémoire de M, de Wailly mr tet van de la livre tournois (Paris, impr. impériale, 1857, ln-l° de Î51 pages, «tr U XXI, !• parlie, des Mémoires de V Académie des interiptions et beUet-U et le récent et si remarquable travail de M. Vuilry : Étude» tur ir régime plane ta France avant la Révolution île 1789; le pj^iiiicr vidnnie a seul para (18 s'arrClc à l'avènement de Itiilipoe le Bel; ma'is la suile nous est déjà connue | commun! calions hites par réiiiincnt académicien i l'Académie des scicnres mor politiques, insérées dans le Recueil de ses travaux, et tirées à part. Voir en par Itt Monnaies soas Itt Irais premiers Valait. Paiis, 1881, in-8° de 110 pa(
410 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1421-22
Dauphin, nous constatons les faits suivants. Le maître de la Chambre aux deniers eut à sa disposition *, pour la dépense ordinaire de rhôtel durant le premier semestre de 1421, une somme de 37,200 livres tournois *; durant le second semestre, une somme de 108,000 livres (soit 18,000 livres par mois) lui fut allouée '. Il eut encore deux allocations supplémentaires : Tune de 9,175 Uvres (lettres du 30 novembre 1421), Tautrede 31,908 livres (lettres du 21 janvier 1422). Cette crue de la dépense ordinaire de Thôtel avait été occasionnée : en août, par la célébration des noces de Richard de Bretagne avec Marguerite d'Orléans ; en octobre et dans les mois suivants, par la a grant affluence et venue de plusieurs chevaliers," escuiers et autres estrangiers*. » Ajoutons que, malgré ces allocations, i^e maître de la Chambre aux deniers eut grand peine, d'une part à faire face aux dépenses courantes, de l'autre à assurer la rentrée de l'argent dont il pouvait dispo3er.
Le grand maître de l'écurie reçut, du 12 octobre 1419 au 26 septembre 1420, des allocations s'élevant à une somme de de 77,678 livres tournois. Or, la dépense afférente au compte de cette année monta à une somme totale de 61,429 livres tournois, se décomposant ainsi : achats de chevaux, 46,317 livres; harnais de guerre, etc., 7,401 livres; draps de laine et dévoie, 1461 livres ; forge et ferrure de chevaux , 390 livres ; fourrages^ 561 livres; gages d'officiers, 1,586 livres; voyages, chevauchées, etc., 397 livres; dépenses des journées, 2,999 livres. Il aurait dû y avoir un excédant de recettes, et pourtant le compte constate que 16,248 livres tournois restaient à payer*.
Du 3 octobre 1420 au 14 septembre 1421, le grand maître de l'écurie reçut des allocations s*élevant à 95,130 livres tournois.
Pour avoir une idée approximative de la valeur actuelle des sommes énoncëes» on peal les multiplier par quarante. C'est ce que nous disent tous les auteurs; mais, diaprés des ërudils distingués, ils se seraient trompés, ne se basant qoe sur lo prix du paip, qui a considénd>lement baissé depuis quarante ans : il faudrait donc multiplier les sommes (en forte monnaie) qu'on rencontre ici par soixante ei même par quatre-vingts,