‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 58 sur 362 · Voir C^ousinot, p · texte numérisé non relu

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3. C'est ce que reconnaît M. Vallet, t. I, p. 97. — iNous reviendrons plus loin sur ces négociations.

gnonne, qu'on a présentée à tort comme la conséquence de réchec des conférences de la Tombe, et qui n'attendait pour se produire qu'une occasion favorable. Le 28 mai, le sire de Tlsle- Adam, agissant d'accord avec la faction bourguignonne, quit7 tait Pontoise, dont il était capitaine, à la tête de huit cents hommes , et arrivait à deux heures du matin sous les murs de Paris. Perrinet Le Clerc, fils d'un des quarteniers de la ville, qui , en dehors du but politique , poursuivait une vengeance personnelle \ l'introduisit secrètement par la porte Saint-Germain. Douze cents Parisiens se tenaient prêts à seco^der l'Isle- Adam. Paris se réveilla aux cris de : La paix! la paiocl vive Bourgogne l II n'y eut guère de résistance. Il en fut comme de la plupart des conjurations : peu l'osèrent, beaucoup la voulurent, tous la subirent ^ La plupart des membres du Conseil , le chancelier en tête , furent arrêtés dans leurs maisons ; le connétable d'Armagnac , à la faveur d'un déguisement , parvint à se dérober, et resta caché pendant quelques jours. Le Dauphin, emmené à la Bastille par Tanguy du Chastel et Louvet , put s'échapper et gagner Melun '.

Un retour offensif tenté par Tanguy, qui, le l*"" juin, pénétra dans la capitale, fut sans résultat : le triomphe de la faction bourguignonne était complet. Paris se vit ramené aux plus mauvais jours de la terreur cabochienne. Dès la première journée , 522 personnes périrent dans les rues , sans compter ceux qui furent tués dans l'intérieur des maisons ; les confiscations administratives suivirent immédiatement le pillage *.

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