Voir notes des Cronicques île Nonnendie, p
8. Cronicques de Normendie, p. 47; Religieux, t. VI, p. 210; Journal d*un bourgeois de Paris, p. 124; Cousinot, p. 176.
autant d'étapes sur la route de Paris , que Ton s'attendait d'un moment à l*autre à voir prendre au roi d'Angleterre. Les Parisiens s'émurent, et s'adressèrent au duc de Bourgogne, qui les assura ne s'être transporté sur les marches de Brie qu'afln de trouver, « par maintes voyes et manières aysées , légères et convenables, » ce qui était « nécessaire et expédient » pour la défense et le recouvrement du territoire et pour la sûreté de la ville de Paris , qu'il promettait de secourir avant la fin de mai s'il advenait qu'elle fût assiégée *. En même temps , « pour donner consolation aux Parisiens, » il leur envoya comme capitaine son neveu Philippe de Brabant , comte de Saint-Pol , un enfant de quatorze ans • ! La trêve du 7 avril arrêta les progrès des Anglais , qui venaient de réduire (6 avril) , après un siège de près de deux mois , la forteresse de la Roche- Guyon ; il ne leur restait plus à soumettre , en Normandie , que Château-Gaillard , Gisors , et quelques places de peu d'importance.
Tout entier aux négociations qui allaient s'ouvrir, le duc reçut à Provins des ambassades du roi d'Angleterre , du duc de Bretagne , du duc de Savoie et de plusieurs princes étrangers. Mais s'il ne s'était jamais beaucoup préoccupé d'empêcher l'invasion de Henri V * , il ne perdait pas de vue le Dauphin , contre lequel ses capitaines ne cessaient de lutter. Une habile négociation, dirigée par le cardinal Louis de Bar, venait de porter un coup funeste à sa cause, en rapprochant du parti dauphinois — par le mariage projeté d'Isabeau, héritière du duché de Lorraine, avec René d'Anjou, héritier du duché de Bar — le duc de
i. En mars, les coureurs anglais venaient jusqu*à Saint-Goud. Journal d^un bottrgeois 4t Paris, p. 123.