Jmmal du »iége, t. IV, p
4. Extraili anatgllque» det aneitns Contaux, I, 11, p. 3S9-30. '
.'>. * Audivii i|iie aiiquandn diclam Johannem ditienlem régi ludU ipsa Johanna duraret pci' unnuiiL TifilTiiUiiiii jilus, ut i[unil fci}!itnmil iiln nnnn Ae hene opérande, o Déposition du duc d'Aiel^un, I. III, p. !IU.
G. IMpusilion de Dunois, (. III , p. ti. — De ccUe assurance donnée par Jeanne au nnni it Dieu, et si bien jusliG<<e pur le$ tviU, ils est ioléi'essant de rapprocher l'ejlrail suivant dn discours deJean de Rely, prononci! en 1481, aux États de Tours. « Jamais au»!j, Sire, ne peusl prospérer votre ajeni Chartes VII devant fon saci'e; et après icellay irommenceiuPnt ne cessa r« royaume Ir^s rreslien de flourir, acciiiisiiv cl prospei'er soute luy, 3 ton honneur et-au bien de son peuple, à la recummandaiion et approbation du saint sacre de Reims, à la gloriflcation, louange el magnification du nom de Dieu, auquel il attribuoit tons ses hauh fais el glorieuses vicloires. i Journal de* Était de fours, p. 625. Cf. p. 6fll.
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était dans sa chambre de retrait, avec son confesseur Gérard Machet, Robert Le Maçon et Christophe d'Harcourl. Elle frappa à la porte. Sitôt qu'elle l'eut franchie, se jetant aux pieds du Roi et embrassant ses genoux, elle lui dit : « Gentil Dauphin, ne <• tenez point tant et de si longs conseils, mais venez prendre « votre noble sacre à Reims. Josuis fort ai^iilonnée que vous « y alliez. Ne faites doute que vous y recevrez votre digne a sacre '. • Le Roi se laissait facilement toucher par les prières de Jeanne ; il parut disposé à entrer dans ses vues et à renoncer à la juarche sur la Normandie, pour laquelle son Gonseil insistait. Mais une pensée agitait son esprit : il se demandait intérieurement si Jeanne ne serait point mécontente qu'on l'interrogeât sur ce que ses voix luiavaientdit à cet égard. Christophe d'Harcourt, prenant la parole, lui posa la question. La Pucelle j épondit qu'elle était, en effet, fort pressée à ce sujet. « Voudriez-vous, « reprit Harcourt, nous dire ici, en présence du Roi, comment « font vos voix quand elles vous parlent? « — « En nom " Dieu, reprit Jeanne en rougissant, je sais bien ce que vous « pensez et voulez dire de la voix que j'ai ouïe touchant votre " sacre, et je vous le dirai volontiers. » Le Roi, la voyant toute émue, l'interrompit : « Jeanne, dit-il, vous plalt-il bien de « répondre ainsi en public à ce qu'il voua demande? » — « Oui, « répondit-elle, je le dirai. Je me suis mise en oraison en ma « manière accoutumée. Je me complaignais pour ce qu'on ne « me voulait point croire de ce que disais, et alors la voix me « dit : Fille de Dieu, va, va, va! Je sei'ai à ton aide, va! Et « quand j'entends la voix, je suis tant réjouie que merveille, n et je voudrais toujours être en cet état. » En prononçant ces paroles, Jeanne avait les yeux levés vers le ciel, et était comme illuminée d'une joie céleste *. - •
Une chose parait dès lors évidente : c'est que, si (Jharles VII écoutait volontiers la Pucelle et se montrait touché de ce qu'elle lui disait, la majorité du Conseil demeurait systématiquement hostile. Les politiques , et même certains capitaines ,
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