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i. s Ceuh d'Oi'léans', cuidass que le Roy deust venir, avoient fait tendre et parer la dié, mais il ne vint pas et eu fureni mal conleoE ; et le Ro; se lenoit à Sull}-sur-Loîre. s Journal du tiêge, I. IV, p. 178.
5. C'est par erreur que la Cbroniquc attribuée à Perceval de Cagny prétend que la Pucelie passai Oriéans du 19 au U jum; car elle rejo^ni't i Sully le Rai, qui en parti! le 30, et le 31 elle i:lail avec lui à SinnI-Benolt-sur-Loire.
G. Cagny, t rv, p. 17; Clmmique dt Tournai, p. 414. — ( Et teste bataille lïite, dit i ce propos la Chronique, et les prisonniers emmenei avec toute la despotàne, grand
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•2-£i HISTOIRE riE CHARLES VII. 1429
une requête à préseater : le connétable de Bichemont était venu joindre l'armée et avait pris part à la bataille de Patay. Sachant qu'il était » dans l'indignalioD >> du Roi, <i et à cette cause tenu pour suspect, >■ il avait supplié la Pucelle que, puisque le Roi lui avait donné pouvoir de pardonner et de remettre toutes ufTenses contre lui et son autorité, et que, à cause de certains « sinistres rapports » faits au Roi, celui-ci avait conçu contre lui '< haine et mal talent, » en telle manière qu'il avait fait di'fense, par lettres patentes, « qu'aucun recueil, faveur ou passage ne lui fussent donnes pour venir en son armée, » la Pucelle le voulût, « de sa grâce, recevoir pour le Roi au service de sa couronne. » Jeanne y avait consenti, et avait reçu le serment du connétable \ Elle insista sur le bon vouloir qu'il témoignait, sur les nobles seigneurs et les vaillants combattants qu'il amenait en grand nombre, et supplia le Roi de lui u pardonner son mal talent. » Charles VII accorda volontiers le pardon ; mais , nous dit un auteur contemporain, K pour l'amour du seigneur de la Trémoillc, qui avait la- plus grande autorité autour de lui ', » il refusa de laisser venir le connétable au voyage du sacre. Les chroniqueurs remarquent que le comte de Pai-diac partagea le sort de Richemont', " parce que, dit Berry, le aire de la Trémnille craignoit qu'ils ne voulussent entreprendre à avoir le gouvernement du Roy, ou lui faire desplaisir de sa personne, ou le bouter hors*. » C'était là le nœud de la question. La Trémoille voyait d'un œil jaloux toute influence rivale. Plus Jeanne grandissait dans la confiance et dans l'affection du Roi, plus ollo lui devenait suspecte, plus il s'attachait à contre-carrer ses vues. Il craignait que le Hoi ne linît par lui échapper. Écoutons le chroniqueur officiel nous peindre la situation : » Et pour celle heure estoit le sire de la TrimouUe avec le Roy de France, et disoil-
jtHC fui bile ei loenges rendues à Diea, congnoisuns que louic vkioire vieDi de lui. Et les |irisoniiiers pre^eotez au Roi, il tes recupt ttis liemenl, en renerthiasi laditp PaceUc et 1«3 capjNUines, ei readiDl grâcp* à Dieu qui ilonnoii foraje à une femmp de leles