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on qu'il avoit fort bien eiitreppins le gouvernement du royaulme de France. El pour celle cause grant question eurent icellui sire de la TrimouUe el le cunte de Riohemont, conncstable de France, pour quoy il faillut que ledit conueslabLe, qui avoit bien en sa compaigoie douze cens combattants, s'en retournast. Et aussi firent plusieurs autres seigneurs et cappitaines desquels ledit sire de la TrimouUe se doutoit, dont ce fut très grant dommage pour le Roy et son royanlme. (lar par le moien d'icelle Jehanne la Pucelle venoit tant de gens de toutes pars devers le Roy pour le servir à leurs despens, que on disoit que icellui de la TrimouUe et autres du conseil du Roy cstoient bien courroucez que tant y en veooit que pour la double de leurs personnes '. Et diaoient plusieurs que ledit sire de la TrimouUe et autres du conseil du Roy ' eussent ' voulu recueillir tous cenlx qui venoienl au service du Roy, qu'ilz eussent peu legièrement recouvrer tout ce que les Angloiz tenoient en royaulme de France. El n'osoit-on parler pour celle guerre' contre ledit sire de la TrimouUe, combien que chascun veoit clerement que la faulte venoit de luy'. »
La Pucelle fut « très desplaisante » du refus du Roi. Elle s'attristait des difQcuItés sans cesse renaissantes qu'elle rencontrait. Un jour — c'était le 21 juin, à Saint-Benoît-.sur-Loire — le Poî, la voyant tout agitée et prenant grand peine à mettre l'armée en branle, en fut ému, et, avec beaucoup de bonnes parolesi l'engagea à se reposer. Mais Jeanne, plus affligée de l'inertie du Roi que touchée de l'intérêt qu'il lui témoignait, fondit en larmes : « Pourquoi doutez-vousî dit-elle. Vous aurez « votre royaume et vous serez bientôt couronné '. « Un curieux détail, auquel on n'a point fait attention, nous est révélé par son procès : pour achever de convaincre Charles VII, elle lui
1. C'e)l-i.dlre qu'Us élaienl nii!conIents d« celte afSaence, craignanl [qu'on ne leur fit
i. LisêE ; a que n ledit sire île Lï Triraontle el aulre^^... i*