‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 123 sur 367 · Il semble (|U'an doive lire : • pour celle keure. s · texte numérisé non relu

Il semble (|U'an doive lire : • pour celle keure. s

i. Jean Chanter, t. 1, p. S9-90. Cf. Consinol, p. 313 : • En ce temps le seigneur de ta TrioMiuille esloil en grand crédit auprès du Roy, mais il se donbloil lonsjours d'eslre Bis bon du gouvernemenl, el craingneil specialemcnl le conaestable el autres ses alllei

S. Dépo^tion do Simon Ouries. Protêt, l. m, p. lia.

ovGoot^lc

fît entendre et voir les êtres surnaturels par lesquels se manifestait en elle l'intervention divine '.

Depuis le 24 on était à Gien, et le Conseil paraissait encore une fois vouloir tout remettre en question. On ne cessait de répéter à la Pucelle que le pays à parcourir jusqu'à Reims était rempli de villes et de places fortes occupées par les Anglais et les Bourguignons, et que c'était folie d'entreprendre un tel voyage. A toutes les objections, Jeanne répondait : « Je le sais bien, et de tout cela je ne tiens compte. » On alléguait aussi le manque d'argent; mais ce prétexte tombait devant les faits : car, électrisés par la présence de la Pucelle, beaucoup ne refusaient point de marcher sans solde, disant qu'ils la suivraient partout où elle voudrait alle^^ Enfin, Jeanne finit par triompher de l'hostilité des uns, de la timidité des autres, — et de l'apathie du Roi. Le 27 juin, n'y tenant plus, elle se mit aux champs '. EUe ne larda pas à être suivie par le Roi, qui quitta Gien le 29, à la tête de son armée *.

On se trouva presque aussitôt en pays ennemi, el les dispositions des villes qui se trouvaient sur le passage étaient loin d'être favorables'. Le 30 juin, on se présenta devant Auxerre qui, sommée de se rendre, fît demander au Roi de passer outre et de lui accorder une trêve. Les habitants avaient su metlre La Trémoille dans leurs intérêts, en lui faisant compter secrètement deux mille écus : on fît droit à leur requête, au grand déplaisir de la Pucelle, qui trouvait que la ville eût aisément été prise d'assaut*. Le 3 juillet, on prit le chemin de Troyes.

1. a Ullni diiit quod rcx suus el plures alii audîveivnl el viDcntNT vocti vrnUnla ad ipiam Johanneia; el ibi aileral Karolus de Boihonis Gt duo aul 1res «Iti. > lalerrog, du Î2 février, 1. I, p. 57. Dans l'inlerrogaloire du 27 Kviier (p. 7r>), elle dil encore : <• El liidniil Rex suus ai^uni de Tactis suis, )irius(|uaiii rellel ei crcdere. >

t. Déposition de Gobcrt Thihant, Proeù, I. III, p. 76. Capiy, Id., i. IV, p. 18; Jean Chartier, i. I, p. 88.— U j arail mfmc des gentilsluiinincs qui, n'ayant de quoi s'anner el se monter, servaienl • cootme de sim|ries arclJers et couslillers, montez sur petHs clievault. B Cousinol, p. 312.

3. CItronique ilite de Percival de Gagny. Pracà, i. IV, p. 18. Cf. Cousinol, p. 313,

i. Il avait M question d'cnniener la Keine au voyage du sacre, et on l'avait fait letiir, (tans ce but, de Bombes à Cien; mais llnalement on jr renonça. Voir Cousinot, p. 310.

Page 1