I. Voir le telle d« celle lellre. Procét, l. V, p
3. NoumlUs preuve» des trahiKiis essui/ét» par la Pucelte, {jar M. J. Quiclierat, Comniunicâlloa Taîlc ea 1S66 au Comité oj'ganisé à Rouen pour le rachal de la tour de Jeanne d'Arc, el insérée, par décision du Comité, dans la lîevue de la Normandir du 30 juin 1866. — Au monieDt de l'apparition de cet article, nous lui avons consacré quelques pages de rérulation dans la Bévue des questions hislorbims : Jeanne d'Arc trahie par Charte» VII. livraison du l" janvier 1867, 1. Il, p. ÎS6-91 (et tirage à part, gT.m-S° de 6 pages). Nous regrettons de trouver dans le dernier travail du regrettable érndit que la science vient de perdre, el qui parait au moment où ces pages s'impriment, des appréciations conformes k l'idée qu'il s'était faite i cet égard {Supplément aux témoignages contemporain» sur Jeanne d'Arc, dans la Revue historique de maijuin 18SS, p. 50-83). — Pourtant celte idée n'eut point chei lui, tout d'abord, la portée et l'extension qu'elle revêtit plus tard. En 1841, M. Quicheral, rendant compte dans la Bibliothèque de l'Ecoie des chartes (1 III , p. t03) du lome V de Vllieloîre de France de M. Uicbelet, s'eiprimait en ces termes : > Après lui, que reste-t-il à faire? Peu de diose. Amplifier, revenir sur les cirronslanees particulières : par exemple, examiner de plus près la question des extases; constater d'une manière plus positive le» Irahiton» dont la Pucelte a èti victime dans »a compare *itr la haute Loire et au tiige de Compiégne. » El dans se> Aperiu» nouveaux sur l'histoire de Jeanne iTArc. publiés eu 1850, il indique bien de quelle malveillance Jeanne d'Arc fut l'objet de la part de ccilains ci>nseUlers, mais il ne prononce le mot de trahison qu'en pariant de la prise de la Pucelle devant Compiigne. On voit qu'il n'était iNiint question ici de la campagne de Paris.
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laquelle était le chaaoelier de h'ranci', partit pour A,rras , et pour qu'uD traité prélimiDaire [lurtant trêve pcudaat quatnmois fût signé à Compiègne ïc 28 août. Que ces négociations, demeurées infructueuses, aicht été un malheur dans les oirconstances où l'on se trouvait ; qu'elles aient paralysé uuc aelioii militaire qui aurait peut-être été décisive '; qu'elles aient empêché de profiter des bonnes dîapositiona qui se manifestaient de toutes parts ', et qu'enfin on n"en ait tiré aucun des avantages qu'on se promettait, — nous nous garderons de le nier. Mais cela autorise-t-il à faire. un crime à Charles VII de ce qui ne fut qu'une faute, et à prononcer ce gros mot de trahison contre lequel un historien, trop enclin à suivre l'opinion moderne sur la mission de la Pucelle, proteste lui-même, en le qualifiant « d'odieuse pensée 't »
C'est en tenant compte de ce double fait — d'une part l'absolu pouvoir de La Trémoille, d'autre part les négociations entamées avec le duc de Boulogne — qu'il faut envisager les événements qui suivirent le sacre, de Reims : leur sens serait sans cela impossible à saisir.
Le premier mot qu'on prononce après le sacre, c'est celui que Jeanne avait fait entendre k plusieurs reprises, celui qui est dans tous les cœurs comme dans toutes les bouches: Paris! Dans l'enivrement de la joie et du triomphe, personne ne met en doute qu'on n'entre dans la capitale. Le Roi lui-môme n'est préoccupé que d'une chose : « faire son chemin , » et il laisse tout de côté pour poursuivre la campagne'. Après avoir été faire ses dévotions et toucher les écrouelles â Saiut-Marcou , il s'ébranle le 22'. Déjà Laon lui a fait connaître sa soumission;
1. I Se 11 chose i^usl eflé bien cunduicle, disall Jourenel de; L'rstrts dans son Ëpltrc ik U39, TOUS «TJez sans dilflcullé reconvré lonle tosUï sc^ourie. > Ms. li-. 509!, f. 5.
3. € Et soit à presuposer el eilimer qne se tousdis curst procnlj 3.\aM, euist reconquesl^ loul son roiauhne ; car Ifts Englis et aulEres ^s adversaires estoirol m esbahis ri elfemhiei que à paincs «e osoient amonsirer en deffcndre la plnspart de eol», sins espérance de éviter la mort fon par fuii-. » Chronique de Tournai. I. c, 1. Hl, p, lli.