‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 136 sur 367 · Déposition de Guillaume Manchon, Procès, l. Il, p · texte numérisé non relu

Déposition de Guillaume Manchon, Procès, l. Il, p

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« à loy, Jehanne , à qui je parle , et te dy que ton Roy est he- « lectique et scismatique '. » — Mais la généreuse et vaillante enfant, se redressant sous cette accusation contre son Roi, interrompt le dominicain : « 0 prédicateur, voua avez mal dit'. « Parlez de moy; ne parlez pas de mon Roy, il est bon •I crestien *. » Et comme Erard continuait : « Par ma foy, sire, « reprend-elle, révérence gardée, car je vous ose bien dire et « jurer, sur peine de ma vie, que c'est le plus noble crestien de « tous les cpcstiens, et qui mieulx aime la foy et l'Eglise, et « n'est point tel que vous dictes '. » A cette vive répartie , Erard, tout déconcerté, et l'évêque Cauchon, plein de fureur, arrêtent à la fois la Pucelle, en criaut à l'appartteur Iktassieu : « Fais-la taire ' ! »

La même tactique se fait jour dans la sentence rendue après l'abjuration de Jeanne, et dans laquelle elle était déclarée convaincue d'avoir « très gravement manqué, en feignant menteusement des révélations et apparitions divines, en séduisant autrui..., et en errant contre la foi catholique *; >> elle éclate surtout dans le manifeste adressé, au nom du gouvernement anglais, aux souverains de toute ta chrétienté, pour leur faire connaître « la juste punition qu'une mensongère divinatrice a subie pour ses démérites, » après avoir été déclarée par ses juges

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