Jacques Gelu n'est poiot nommé dans celle pièce
2. Les ambassadeurs n'ayant pu se mellre eu possession ni des originaux ni des copies des anciens traités, devaient en demander communicatieo en Gastille.
3. Il s'agissait sp^alement du comte de Faii, qui venait de se rallier à l'Angleterre.
ovGoot^lc
plaisir, » et que, en recocDaissance des services autrefois rendus à ses prédécesseurs par la France, son intention était d'aider le Roi, de tout son pouvoir, à chasser les Anglais du royaume; que, par conséquent, il les priait de s'employer égament de tout leur pouvoir, « en acquitant la loyauté qu'ils devaient au Roi et à la couronne de France, » à servir le Roi contre les Anglais, en leur notifîantque, s'ils se montrent « amis, serviteurs ou bienveillants » à son égard, lui, roi de Castille, les aimera, aidera et sontiendera, tandis que s'ils se déclarent hostiles, il les réputera pour ennemis et leur fera la guerre, — Ces lettres devraient être remises par des héraux « savants hommes, » lesquels rapporteraient réponse, et cette réponse serait transmise au Roi.
Les ambassadeurs avaient encore mission de sonder les conseillers du roi de Castille pour savoir si l'on serait disposé à tenter une attaque contre la Guyenne, attaque facile et dont le succès n'était pas douteux. On donnerait des garanties pour les premières dépenses de l'expédition, et au besoin on s'engagerait à. abandonner au roi de Castille une partie de la conquête, à la condition qu'il la tint du Roi ; enfin, pour aplanir toute difQculté, on irait Jusqu'à offrir la totalité de la conquête, sous la même réserve.
Les ambassadeurs devaient exprimer an roi de Castille les regrets du Roi, relativement aux divisions qui s'étaient produites dans son royaume et parmi les princes du sang; ils devaient s'employer, au besoin, à la délivrance de l'infant don Henri, et agir, soit près de l'infant don Jean, soit près de l'infant don Henri, après sa libération, atin de les rendre favorables à l'expédition projetée en Guyenne. Dans le cas où l'infant don Henri serait disposé à en prendre le commandement, ils devaient demander qu'on envoyât, en sa compare, mille ou tout au moins cinq ou six cents hommes d'armes, et deux mille hommes de trait.
Enfin , si l'on ne pouvait obtenir, à aucun titre , le concours demandé, on devait chercher à se procurer nn contingent de troupes soldées , soit par le roi de Castille à l'égard duquel on prendrait des ei^agements pour la garantie du paiement, soit
ovGoot^lc
312 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1422
par le Roi , en promettant aux troupes auxiliaires une solde régulière i)eadant toute la durée de leur service, et ensuite de larges récompenses '.
Quel fut le résultat de cette mission diplomatique? Nous n'en apercevons aucun. Il y a même lieu de penser que les ambassadeurs de Charles VII ne se rendirent pas à la cour de CasUlte : nous possédons, en effet, d'autres instructions, en date du 28 mars 1426, ou le Roi se fait excuser de n'avoir point envoyé vers le roi de CastiUe depuis la morl de- son père *. Peut-être la situation embrouillée des affairesd'Eâpagne ', qui mettait Jean II dans l'impuissance de venir au secours de la France, fit-elle renoncer à la démarcbe projetée ; peut-être la pénurie des finances empêcha-l-elle de s'imposer la dépense, toujours élevée, d'une ambassade aussi lointaine, à un moment où — nous le verrons tout-à-l'heure — on était dans l'obligation d'envoyer une solennelle ambassade en Savoie.
Les relations avec la CastiUe ne furent point pourtant complètement interrompues. En mars 1424, à la prière de Jean II, qui lui avait envoyé Sancho Esquerra, écuyer et gai'de du corps, Charles VII confirmait les privilèges des marchands castillans *. Au mois de juin suivant, l'archevêque de Tolède, don Juan Martinez de Contreras, ambassadeur de Jean II, était au ch&teau de Mehun-siir-Yèvre. Nous avons la minute d'une lettre que, par son intermédiaire, Charles VII adressa au roi de CastiUe (20 juin); il est question dans cette lettre, en même temps que de certaines matières exposées par l'archevêque et qui ne sont point énoncées, du « fait de l'Ëglise universelle « et du « saint concile général » (alors assemblé à Pise], et des atlaires du duc d'Anjou, roi de Sicile". C'est sans doute à ce moment que furent rédigés des pouvoirs qui se trouvent dans plusieurs formulaires du teuips, en vue d'une alliance entre le jeune Dauphin et la fille ainéc du roi de Cas-