Voir Ferreras, t
i. Ordojutances, t.
S. M», lalin 60U, a
ovGoot^lc
1422 LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vn DE 1422 A 1424. 313
tiUe '. On ne paraît pas avoir fait usage de ces pouvoirs.
Charles VII s'empressa de notifier au pape Martin V la nouvelle de la mort de son père. Si nous n'avons pas la lettre qu'il lui adressa à cette occasion, nous possédons la réponse du Souverain Pontife, Le Pape a été très affligé de la nouvelle; il priera pour l'âme du Roi défunt ; il exhorte le Roi à montrer autant de piété à l'égard de son royaume qu'à l'égard de la mé- T moiçe de son père ; il l'engage à suivre les exemples de celui- ^ Cl, mtémoignant à ses sujets la même honte et la même humanité ; il lui exprime le désir de voir la paix se rétablir, et termine en lui recommandant la crainte de Dieu, le respect de son Église, enSn le maintien des lihertés ecclésiastiques, si bien protégées par ses ancêtres*. Le Pape gardait, on le voit, une extrême réserve ; il laissait même percer un sentiment de déflanoe. Non qu'il fût disposé à favoriser le gouvernement de Henri VI, dont il avait alors à se plaindre ' ; mais un incident, survenu récemment, lui avait causé un vif mécontentement : on avait fait publier sur le pont du Rhône, près d'Avignon, et en d'autres lieux, les ordonnances rendues en mars-avril 1418, avec injonction d'y obéir sous certaines pénalités '. C'était réveiller chez le Pape de fâcheux souvenirs : car on lui avait fait espérer la révocation prochaine de ces édils attentatoires à la liberté de l'Église, et il avait d'autant plus lieu de se plaindre que, dès le mois de septembre 1418, le gouvernement de Charles VI , dirigé par le duc de Bour-
1. Voir mss. fr. 5053, f. 146 v», 5034, r. 153 v», el 602Î, f, 87 ï". « Quod PET canlraclum DialrJniomi inler precarisaimun priniogcDituoi Doslnun Ludovicum Dal- |)biauin Vienoeosis, et carissimam ixinsai^ineani nosirain pruDogeDitam serenissimL alque amantissJmi H'alris nuslri Jolianni, Dei gratias Régis càslelta et L^onis. s — Comme les seules filles que Jean II eut de sa Temme Mario d'AragoD furent Catherine, nie le 5 octobre 1433, cl Éléonore, née le 10 septembre Hi3, el que la preuiièi» mourut le 10 aoDt 1424, la |Nèce en question ne peut Cire postérieure à l'année 1434.
2. RajTialdi, ann. 1422, § 33; Douel d'Arcq, Choix Je piècet inédile», t. I, p. U7. Nous n'avons pas rorlginal de celle lettre, qui se trouve (sans date, comme la plupart des antres lettres) dans le Regttte de Martin V, provenant des Archives du Vatican, el conservé au» Archives nationales, sous la cote LL **, M. 79. On la trouve également dans les mss. tt. 15505 et Ut. 9869, p. 17.