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314 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1422
^gne, s'était empressé d'abroger les deux ordonnances'.
Nous avons nne lettre qui parait avoir été écrite au mois de septembre 1422, et dans laquelle Martin V adresse, à cet égard, au Daupbin les reproches les plus vifs : il ne peut croire k une telle désobéissance, à une semblable rébellion envers l'Église; le fait est sans doute imputable à la malice de certaines gens qui ont vu repousser des demandes indûment présentées par eux à la Chambre apostolique ; mais le Dauphin n'en est pas moins responsable, et il est sans es.cu6e. Le Pape l'exhorte donc à lui donner prompte satisfaction : il lui envoie dans ce but Nicolas de Mercatello, clerc de la chambre apostolique*.
Dans une autre lettre, datée du X des Calendes de novembre (23 octobre), le Pape revient à la charge : il insiste vivement pour la révocation d'un édit indigne du caractère et de l'honneur du prince ; il l'invite à suivre les traces des rois très chrétiens ses ancêtres, de façon k ne point se montrer le premier oppresseur des libertés ecclésiastiques, mais à être au contraire leur conservateur et leur défenseur ; il charge Jean Trocon, doyen de Beauvais et procureur du Dauphin en cour de Rome, de l'entretenir à ce sujet'.
Sur ces entrefaites, le Pape avait reçu du Dauphin une lettre où il exprimait son étonnement de ce que, malgré ses instances, un de ses conseillers, Denis du Moulin, élu au siège de Toulouse, n'eût point encore obtenu sa nomination, Martin V avait aussitôt repris la plume pour faire savoir au Dauphin qu'il était au moment de donner une solution à cette affaire quand il avait appris la publication faite au pont d'Avignon, et, à ce que l'ondisait, d'après le conseil de Denis du Moulin; qu'il avait alors différé la nomination, et qu'il entendait laisser la chose en suspens jusqu'à plus ample information *.
Le Pape écrivit également, à ce sujet, aux conseillers du