Kne gravis^ma nota crudelitalb repudiari non polest
sauver son dme et pour ne point être regardé, au jugement de Dieu et des hommes, comme l'auteur de tant de maux. Les promesses faites , les alliances contractées ne pouvaient être alléguées par le duc comme un obstacle. ■ A supposer qu'elles n'offensent point Dieu, qu'on doit craindre d'offenser plutôt que les hommes, disait le pape en terminant, est-ce que l'amour de la patrie, est-ce que la restauration du royaume de vos ancêtres, est-ce que les liens du sang ne doivent pas vous toucher davantage?... Le désir de cette paix est si grand et si universel , l'utilité en est si évidente pour le peuple chrétien que, si vous en êtes l'auteur, votre nom sera désormais entouré d'une gloire sans tache, rendu illustre en tout lieu, et célébré à l'égal de celui des plus grands princes ', « Le comte de Richemont avait fait savoir au duc Philippe, à plusieurs reprises, que dès qu'il aurait entre ses mains celui qu'il appelait encore le Dauphin, tout ce qui avait été arrêté entre eux pourrait être considéré comme chose conclue*. Malgré là résistance momentanée opposée par le président Louvet, tous les conseillers désignés par le duc ne tardèrent point à être renvoyés '. Aussitôt l'exécution opérée, le connétable s'empressa d'en aviser le duc, en l'assurant qu'il n'avait plus que des amis à la Cour , et que rien désormais ne devait les empêcher de travailler tous deux, de concert-,^ bien du royaume et au relèvement de la maison dont ils étai^i^t issus *.
1. < Datam Rome apud saactos apostolos, XI Kal. jonii, Pootificatus ooslri umo octave. » Hltt. de Bourgogne, t. IV, preuve», p. L.
i. t Item auii que pour te que plusieara Tois 1i ont Tait saToir mas que il hust le dit DalOn entre ses mains, que l'on li feroil si bonne response qu'il 11 dcsToil sofDre, » Instniction do comte de Richemont i JofTrojr et PhUiberl : Histoire de Bourgogne, t. IV, preuves, p. Lxui, — Le 6 août, le coonflablc, étant i Poitiers (et non k Prouiiiu), donnvt des lettres de créance à Jean de Cheverr, envojé en mission k Tonmai, et de IJi vers te Roi. Chevery était lo i décembre dans cette ville, où il fll l'eiposé do sa cbaTEe. Exirailt deë Regiiires des Connais, t. H, p. 187.
3. Ceux qui restaient en charge mirent un grand soin à décliner toute solidarité avec les conseillers qui avaient eu pan au meurtre de Jean sans peur. C'est ce que nous révite un document très important, que M. le due de la Trémoille vient de nous communiquer, et qui jette un nouveau jour sur la ténébreuse affaire de Uonlereau. On le trouvera k la fm du volume.
*. Nicolas ^ITaut, trésorier de la duchesse de Guyenne, avait été annoncer au duc qu'il n'j avait plus < nuls coupables de la mort de tcu monseigneur son père environ le Ra;r, mais aincors s'en sont tous alez, et que tous ceuti qui sont environ le Roj sont bien veiUans de monseigneur de Boui^oigae et des siens, cl qu'il n'y a plus cause par qnoj
ovGoot^lc
142S LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1424 A 1428. 367
A la date du 2S mars 1425, le duc de Bretagne avait renouvelé BOQ pacte d'alliance avec le duc de Bourgogne et juré solennelllement d'y être fidèle ' ; peu après Jean VI reçut un écuyer du duc Philippe, député vers lui '. Il avait été convenu qu'une nouvelle conférence serait tenue à Montluel, le 16 avril, aou8 la présidence du duc de Savoie. Charles VII avait désigné, poijr s'y rendre, de notables ambassadeurs ', et il avait invité plusieurs de ses bonnes villes à s'y faire représenter *. Mais les incidents survenus à la Cour' entraînèrent un retard dans la réunion de cette conférence, qui fut renvoyée au 10 mai*. Elle fut tenue à cette époque ', sans amener de résultat appréciable'. Il paraîtrait qu'il y fut question d'un double mariage de deux filles du duc de Savoie, d'une part avec le Dauphin, et d'autre part avec le fîis aîné du duc de Bretagne *.
mondit semeur de Bour^igne doje ttàK double que ils ne enlendent euli deux au bien et secours de la maison danl ils sont jssus. > iDStruction à Simon de Lhoje et PliiUbeti do Vaudrej. Htttotre de Bourgogne, 1. IV, preuves, p. LVi.
t. Voir le Uile dans D, Uorice, t. Il, col. ItSS; il est en original aux Archives delà Caie-d'Or, B il9îl.
2. Mission de Pbiljppe do Vaudi^ey. Archives de U Cûlc-d-Qr, B 1628, f, 143.
3. C'étaient le comte de Vendôme, le comte Daupliin d'Auver^e, les archevêques de Rçiras, de Ljon el de Toulouse, l'ivêque du Puy, Adani de Cambraj, le bailii de Lyon Vàlpei^O, et un seertiaire du Roi. Lettre du Roi du 30 mars. Archives de Lyon, AA 22, f. 72.
4. Le 4 »vrF ."un rec«ïàt à Toui's une lettre du Roi, prescrivant d'envoyer à Montluel « un notable et savant de la ville. • Registre) de» dèUbiratiota , III, f. 24 v,