Voir plus haut, p
9. Rtgktra du Poriemenf. dans Febbien, IIUMre de t'arU, l. IV, p. 591
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firent même un pas décisif : il fut décidé que, de particulière, la paix deviendrait générale, et que des conférences s'ouvriraient à Auxerre, lel" avril 1430, entre les représentants des parties intéressées, aous les auspices du duc de Savoie, et sous la médiation des cardinaux désignés par le pape et de Jean de Luxembourg. Le duc de Boui^ogne et le régent Bedford, d'un côté; le roi Charles, qu'on appelait encore le Dauphin, de l'autre, devraient se rendre dans le voisinage de la ville, pour être à portée des négociateurs. Le 12 octobre, le duc, par lettres patentes, déclarait accepter de tenir la " journée » du l" avril, annonçant l'intection de s'y rendre en personne, ainsi que « son très cher et très amé frère le régent au royaume de France, » et promettant de s'employer près du roi d'Angleterre et du régent pour obtenir leur adhésion à ta paix générale'. Le 13, étaient publiées simultanément les lettres portant trêves entre le Roi et le duc, et celles de Henri VI conférant à Philippe la lieutenance générale'. Le 15, le duc écrivait au duc de Savoie que, grftce au zélé concours de ses ambassadeurs, les choses avaient bien marché; il le suppliait de venir en personne aux conférences d'Auxerre, et lui demandait de faire, s'il le jugeait à propos, une démarche auprès de l'empereur qui, autrefois, avait offert de s'employer pour la paix, afin qu'il voulût bien se faire représenter à Auxerre*. Philippe quitta ensuite Paris, après s'être entendu avec Bedford sur les armements à faire pour continuer la lutte*; il allait s'occuper des préparatifs de son marif^e avec Isabelle de Portugal, attendue d'un jour à l'autre au port de rËcluse\ Tandis que le duc de Bourgogne suivait cette politique à
Stevenson, t. Il, p. 12&-31. — M. Vallet (t. Il, p. 1!3) nomme Louis de Luiemboarg, étéifae de Thtroiunne, au lieu de Jean de Luiembour^, semeur de Seaureroir
1 . Ces leOres se tronvent dans Guiclienan, Preuves de rhislaire généalogiqut de la maison de Savoie, p. S96-97. Elles sont coDlresignées par Jean de Lniembonrg, les seigneurs de Cruj et de Santcs, et le prjvdt de Sainl-Omer.