‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 219 sur 367 · GuiehenoD, I. 11. p · texte numérisé non relu

GuiehenoD, I. 11. p

i. Honsti'elel, (, IV, p. 362. — Le duc qidUa Paris le il octobre, el y laissa, oinime capitaine, le seigneur de l'Isle-Adam, H pourvut de capiUines bourguipons les places de Saint-Denis, du Bois de VinMnnes et du Pont de Charenton.

5. Elle n'y arriva que le jour de NofI ; le mariage eut lieu à Bruges le 8 janvier.

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double face, continuaat ses pourparlers avec la France tout en resserrant ses liens avec les Anglais, et préparant ta reprise des hostilités, le gouvemeinent de Charles Vil consentait à tous les sacrifices qu'on exi(;eait de lui, allant jusqu'à s'engager à remettre Compiègae et Ci'eil aux mains de Jean de Luxembourg, lieutenant du duc de Boui^ogne'. A la date du 30 octobre, le Roi avait désigné trois de ses conseillers* pour se rendre près du duc de Boulogne , avec mission de rendre générales les trêves qui avaient été conclues, et dont il s'efTorçait d'assurer rexécuUon '. A ce moment arrivèrent à Issoudun les ambassadeurs du duc de Savoie, accompagnés d'e;ivoyés du duc de Bourgogne; ils venaient se concerter avec le Roi au sujet de la conférence projetée à Auxerre. Le 4 novembre, le Roi donna des lettres patentes par lesquelles il déclarait consentir à la tenue de la journée d'Âuxerre, et s'engageait k y envoyer ses représentants pour traiter avec le duc deBoui^ogne et avec les Anglais, pourvu que ceux-ci lissent venir dans le royaume, en un lieu où il fût possible de conférer avec eux, les ducs d'Orléans et de Bourbon, et les comtes d'Angoulême et d*Ku *. Le même jour, le Roi écrivit au duc de Savoie uuc lettre où il le mettait au courant de l'état des négociations'. Dans le même mois, pour se conformer k reDg£4;emeat qu'il

1. Le !0 oclobre le comlc de Clermonl, tieulenant général du ttoî, Dt remettre par le doyen de Paris et te seigneur de l'Espinasse aux aiNbassadeurs du duc de Bouri^ne, réunis i Monldidier, une déclaration sui la manière dont il entendait observer les stipulalioni biles i Sainl-Deoia. Od lit dans c« docunieni : n Monseigneur le conte de Qermonl est conlcnt de la tenir (l'abstinence particulière des Anglais) et faire tenir sans y riens innover, par ainsi toutes voies que, attendu que les iliz Ai^lois ont longaenieiit deniouré à faire sur ce responsc, et oni fait gnei're ce pendant, si le Roy mande à monseigneur de Clermont la non tenir, il le fera, et en le faisant savoir aui dii Anglois à huigt jours de desniande. > L se déclarait prf I à livrer fîonipitgne au duc de Bourgogne, "ainsi que leRo; l'a volu, bcI it aiait donné des ordres dans co sens, auxquels od ne s'était point encore conformé -, et il ajoutait : < El si on vcult mettre si^e, mon dît seigneur de Clermont point ne renipeschera ni fera empcschement. • Mais il refttsait de livrer Oeil, n'ayant pas d'autre passage sur l'Oise. Archives du Nord, B 1183.

3. C'étaient le chancelier Re^naull de Chartres, Christophe d'Hareonrt al Adam de Canibray,

3. Lettre missive du 30 octobre aux liabltants de Reims ; autre lettre mistivc du même jour. Archives de Reims, et Catalogue de ta renie Lajariatt (19 novembre 1S60), n° 6ftt.

i. GuicJicnon, 1. II, p, 397.

5. Copie du temps, aux Ardiires do Torin, Tratlali, Registre cité, f. 35. I,e texte en a été publié par C.uichenon, t. 11, p,S96.

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1429 LA. DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1429 A 1431. 415

avait contracté, il fit partir le sire de Gaucourt pour la cour du duc de Boui^ogne, avec pouvoir de prolonger d'un mois la durée de la trêve , qui expirait à Noël '. Gaucourt joignit le duc à Bruges, où il donna le \S décembre des lettres de prorogation'. Le délai d'expiration fut encore prolongé • jusqu'au 13 mars, et même jusqu'à Pâques (16 avril) '.

Cependant les choses étaient loin de prendre une tournure favorable à la paix. Le duc de Bourgi^ne subissait les intluences, hostiles à la France, qui dominaient dans son entourage. A ce moment, Hugues de Lannoy, l'un de ses plus intimes conseillers, présenta au Conseil un mémoire qui évidemment répondait à la pensée intime de son mattre. Ce mémoire peut se résumer ainsi : 11 faut maintenir l'alliance anglaise, car on est maintenant bien fixé sur la grande mauvaiseté et malivolence des « ennemis » {les Français) ; s'assurer le concours du duc de Bretagne et des. siens, en lui faisant donner le comté de Poitou; trouver moyen de faire du comte de Richcmont le connétable de Henri VI, moyennant le don de la Touraine, de la Saintonge et de l'Aunis, de la ville de La Rochelle, et des terres du sire de la Trémoille en Poitou et en Saintonge ; donner à Richemout mille combattants, ou un secours d'argent pour solder pareil nombre de gens de guerre, de façon à oi^aniser avec lui une action combinée, et, quand le duc de Bourgogne sera disposé à reprendre les hostilités, forcer le Dauphin, par une démonstration commune sur le Berry, à se retirer en Languedoc, ce qui laisserait toutes les places du centre sans espoir de secours. L'alliance du comte de Richemout permettrait même d'assurer les communications avec les Aillais de Guyenne. Enfin, le duc, quand il prendra le chemin de la Boulogne, devra veiller à sa propre sûreté, car ses ennemis, quelles que soient leurs « promesses de dissimulacions de traitez, » sont disposés à le « destruire de corps, » s'ils le peuvent. Et l'on insiste pour qu'il se garde bien de tenir ou

1. Lettres du 35 noiembrc, i:uiil«nucs dans l'acte qui va être cilé.

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