Miehelel, UUtwre de France, I. V, p. 39t
3. Voir Monsireict, 1. IV, p. 401. — Outre tes duchéi de BrImiiI, de LoUiiers el de Liinboui'g, le duc de Boui^t^e lenail, comme flefs d'empire, le coniUde Fkindre, an moiDs en partie; une partie du comU de Namur; une partie du comté de HaiDaul, les comtés de HoUaDde el de Zélande, le coaiti de ttourgogue, le comté d'Auxerre et le ressort de Saint-Laurent. Voir Longnon, Lei timitei de la Fronce, p. 7-13 et 15.
3. Voir mioin de Boiirgot/ne, t. IV. p. 109-110, H8-H9, 133-1Î*.
i. Hitloire de Bourgogne, t. IV, p. 113. — Il est fait alluùoa i cette etOoMe das les cwnptes. Voir CoUeelion de Bourgogne, 65, f. Uî t°.
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428 HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1430
se trouvait le duc d'Autriche '. 11 est probable qiie les événemeats le retinrent eu France. D'un autre côté nous savon» qu'au mois d'avril 1428 des ambassadeurs de l'empereur étaient près de Charles VII ', et cette ouverture atteste les dispositions bienveillaDtes de Sl^smond, de plus en plus porté pour la France, malgré les démarches que faisaient alors auprès de lui le duc de Bourgogne' et le gouvernement anglais*. Dans le courant de l'année 1429 et au commencement de 1430, les relations avec le duc d'Autriche furent reprises, et Charles VII fut vivement pressé de donner son adhésion au mariage de Radegonde de France avec Sigismond, fils aîné de Frédéric*.
Le Roi voyait à ce moment s'évanouir les espérances pacifiques qu'on avait pu concevoir. Il devait entrer dans ses vues de s'assurer le concours des princes allemands, pour lutter avec avantage contre ses ennemis. Il s'empressa de désigner des ambassadeurs pour se rendre à la Cour du duc d'Autriche; ce furent Simon Charles, conseiller et maître des requêtes de l'hdtel, et Jean Franberger, premier écuyer d'écurie de la Reine. Leurs pouvoirs portent la date du 4 avril 1430. Le Boi,
1. Pv une lettre missive du 8 renier, qui se importe évidemment i l'année UH, Cliaries VII donnsil Tordre de dfliwer 750 écus d'or à Gauwurt, sur les 1,500 qui lui «TaiCDl éli alloués pour aller en ambassade vers le pape, le roi de Sicile, le roi d'Aragon et aussi 1c duc d'Autriche, et qui avaient élf employés au recouvrement de Mcotarfis, Onginal, mis eu vente par Laverdet. Voir son Calalogur, u* IS, septembre-novembre 1851, p. 165.
3. C'est ce qui résulte des Rtgitlru dti Complet de la ville d'Orléans, toI. XXII. dont M. Boucher de Molandon a bien voulu me romnuniqaer la copie Taile par ses soins, et des Reglitftt <Ut diUbiraliont de Tours, vol. VII (Cf. Registres daComptes, vol. X\tV. f. 41). Ou 6 au 13 avril, Berlholet de PIse, ambassadeur de l'empereur, était à Orl^s, dans la compagnie du bitai'd d'Orléans. Le 15, les ambassadeurs allemands étaient allendns k Tours, et le 19 le Roi tes envoyait chercher k Amboisc pour les conduire près de hi à Chinon. — Sur le séjour des ambassadeurs à Orléans, il ; a un autre rooseigaeiDent dans na document du i mai qui se trouve parmi les Piéett originaUi, vol. 309 : Bàhh.
3. Nous voyons que Aimi< Bourgeois, écujer d'écurie du duc, partit au dhhs de janvier 14Î7, envoyé vers l'empereur i pour aNCunes grandes matières touchant les besoi^es et affaires de mon dit seigneur, dont il ne veut que plus ample dedaracion en soit faicle. t II revint au bout d'un an seulement, et repartit aussilAt pour nne nonvdle miasioD, qui dura cinq mois. Archives de la CAte d'Or. B 1639, I. 99.
*. Le 3 juillet, Honri VI donnait pouvoir pour traiter avec l'empereur. Rymer, 1. 'V, part. IV, p. 141. L'Angleterre continuait à entretenir des relations suivies avee tous les princes allemands. Voir en particulier des lettres de Henri VI où il n^onne de compter avec un de ses conseillers, revenant d'une ambassade près du roi de Pologne et du ( luut meslre de Pmce. ■ BritÎEh Muséum, JVero. B II, f. 91.
5. C'est ce qui résulte des pièces qui vont être citées ci-destoUs.
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1431) LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1429 À 1431. 429
considérant la « bonne amour » que Frédéric, duc d'Autriche, avait pour lui et pour sa seigneurie, et voulant obtenir promptemeot son appui dans la lutte qu'il avait à soutenir, leur donnait pouvoir de traiter avec ce prince d'alliances et de confédérations, et de négocier le mariage de sa fille Radegonde avec le iîls aine du duc \
Mais les deux ambassadeurs avaient une mission plus importante encore : par d'autres lettres du même jour, le Roi les chargeait de se rendre près de ses « bons parens, amis et alliez » le duc Louis de Bavière, son oncle ; le duc Albert d'Autriche, ie duc Frédéric d'Autriche, le comte de Cilli ', ses cousins, « et autres seigneurs, barons et communaultés des pays de l'Empire, » en particulier Berne, Zurich, Strasbourg et B&le. Us devaient, rappelant les relations amicales qui , « de toute ancienneté^ » avaient existé entre les sujets de l'Empire et le royaume de France, les « requérir d'aide et secours de gens d'armes et de trait, » et pour cela, traiter avec eux d' « amitiés, bienveillances, pactions et convenances *. » Les ambassadeurs devaient faire envisager auz princes allemands les dangers que leur faisait courir le développement de la puissance du duc de Boulogne : l'arrogance naturelle à ce prince était accrue par ses victoires , et il était pour eux un voisin redoutable *.
Frédéric était fils de Léopold, duc d'Autriche et de Styrie, et de Viridis Visconti. Marié d'abord à Elisabeth de Bavière, fille de l'empereur Robert, il avait épousé en seconde noce Anne de Brunswick, qui venait de lui donner un fils, né en 1427. Célèbre par ses démêlés avec l'empereur pendant le concilede Constance, il avait été contraint bientôt de s'humilier
t. Lettres doanjcs i Jargeau le i avril 1130, publiées par M. AnniDd d'HeriNtinei, dans les Pièctt juitifieativei de sod eicellent mémoire sur cet épisode de noire bîsloire diplonu tique, lequel avait paru dans la Revue de» quettitmt hUlortgue» (awil 1883) ; Le Iraliè de 1430 enlrt la Franct et l'Autriche, p. 35, d'après Voripnal a>" Airhives de Vienne.
S. C'était le propre beau-frère de l'empereur Sigismond.