‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 236 sur 367 · Journal d'un bourgeois de PaHi, p. Î9i · texte numérisé non relu

Journal d'un bourgeois de PaHi, p. Î9i

i. o Cesluj chancelier de par le Roy UeDry, après le deparlemenl, mena ou eatoj) ces gens qu'il avait admcnés droit à Mllly en Gaslmojs; pt gaignèrent moustierei ville; el ardireni tout; et flrenl pis que SamiiDS, ne que païens aui Sarruins. >< Idem, p. ^■

5. Il (!criv«t en juillet au Concile qu'il désespérait d'arriver au résullat désiré. Mot"' menla, t. Il, p. 405.

é. Monununla, t. 11. p. 440.

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1433 LA DIPLOMATIE DE CHARLES Vil DE 1431 A 1433. 435

ce que , pendant le séjour du jeaue roi en France , Pliilippe se fût abstenu de Tenir à son couronnement, et n'eût même point paru à sa cour'. La mort d'Anne de Bourgogne, duchesse de Bedford , qui était le trait d'union entre son frère et son mari , survenue sur ces entrefaites', porta un coup décisif à l'amitié des deux princes. On se rappelle le rôle actif qu'avait joué la duchesse dans les négociations de 1429 : si Philippe ne s'était point alors rapproché de la France , c'est peut-être sa sœur qu'il faut en rendre responsable. Un autre incident vint enve- , nimer ta situation. Moins de cinq mois après la mort de sa femme, le duc de Bedford ne craignit pas de contracler une nouvelle alliance — sans même en faire part à son beau-frère — avec une vassale de celui-ci, Jacqueline de Luxembourg, nièce du chancelier anglais, jeune fille de dix'sopt ans, » frisque, belle et gracieuse'. » Cette grave offense changea en une véritable brouille )a froideur qui existait entre les deux princes. C'est en vain que le cardinal de Winchester essaya de les réconcilier & Saint-Omer (&n de mai 1433), dans une entrevue qui ne put aboutir par suite de l'obstination de chacun à ne point faire le premier pas\

Bedford se rendait à ce moment en Angleterre. Philippe n'était pas sans inquiétude sur les suites de cette querelle et sur l'attitude des Anglais. Il Ht partir un de ses diplomates les plus consommés, Hugues de Lannoy, seigneur de Sautes, avec mission de s'assurer des dispositions de la cour de Weslminster, et de travailler à rétablir l'entente avec le gouvernement anglais *. La lettre de créance donnée par le duc à son ambas-

1. Le comte de Waruick le dit à Hugues de l,annoy, «n juillet 1133, daus un enlrelien conSdenliel : • K Dieui nieayt, entra nousEaglois, i vous reablemeul dire, avoDs jn-ins une Iris grant desplaisauce el merancotie de ce que, tandis que le Roy a esté en France, mooseigiieur de Boui^oingne vostre maislre ne l'a onques veu ne venu devers lui. s Relation de Hugues de Lannoy, dans Stevenson, t. H, p. !it.

i. Le 14 novembre Ii3!, i l'Age de vingt-huit ans.

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