JK ' LE CONGRES D'ARRAS. S
Christophe d'Harcourl et le maréchal de la Fayette ' ; eofin le coDDétahle de Richemont*.
Daas cette brillante réunion , les dissentiments passés furent bien vite oubliés : « Là firent grant feste tes ungs aux auUres, dit Saint-Remy. Et si grant chière faisoient qu'il sembloU que jamais n'eussent eu gtierre ensemble '. » Le soir même les princes soupèrcnl chez le seigneur de Croy, et les coupes se vidèrent gaiement : chacun buvait à la paix, ce qui Ql dire à quelques assistants, tout ébahis de cette harmonie qui s'était établie entre les princes, que « bien fol estoit celui qui en guerre se boutoit et se faisoit tuer pour eulx *. » C'était comme une réunion de famille, où l'on se retrouvait avec biïnheur. Le duc de Bourgogne n'avait pas revu sa sœur Agnès depuis sa plus tendre enfance, alors qu'elle avajt été fiancée ail comte de Glermont' : une grande intimité s'établit bien vite entre le frère et la sœur, et ne contribua pas peu i'i favoriser l'important résultat diplomatique obtenu à Nevers au milieu des banquets, des danses et autres « joyeusetez '. »
Les conférences s'ouvrirent le 20 janvier 1433, par un discours du bénédictin Georges Choict, prieur de Savigny , qui fil connaître les offres du duc de Bourbon, Bientôt de plus hautes questions furent agitées ; les ambassadeurs du Roi produisirent les offres de leur mîrïtre au sujet de la mort du duc Jean, et ces offres paraissent avoir été aussitôt agréées par le duc de Boui^ogne '. Les points en litige entre les ducs de Bourbon et de Bourgogne furent réglés pai- lui acte en date du 6 février '. Quant aux négociations pour la paix générale , elles aboutirent