I. Saint'Kemy, (. Il, p. 303; MoojMel. t. V, p
i. Le coDnJtaMe élait encore à Trojea le 16 janvier; il pai'aît n'^lre arriv* à Nevers que le 95 gu le 26 , après l'ouTerlure des fonf^iencea. Voir Gruel , p 375. 3. Saint-Remy, i. Il, p. 301.
t. Sainl-Bemy, 1. Il, p. 30i; cf. Monsln.lel. I. V, p. 108.
5. Honstrelet dil (p. 107) : « Lequel (le due) alla au-devanl d'elle liors de «on bastel, et la receul et eoiyoj Ires joieusement et amaureusement, car pieta ne l'avoîl veue. >> Les flaDçaillcs dataieal de U13 ; le mariage avail élé c^l^bré le b aalll US5.
6. Voir ce que dit à ce sujet Jean Joulfroy : Oralio ail Piuni Papam île Pbllippo duce Burgundite. p. 149-9).
7. t Lesquelles olfres lui Turent asseï agrfables, » dit Honsirelel (I. V, p. 109).
8. Arcliives do la Cdie d'Or, B 11918; Archive? nationales. P 1359<, cote 826: Hitlaire de Bourgogne, t. IV, preuvti, p. ccxlv.
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à la sigaature de ppélimînaires sigoés le même jour ' et contenant les stipiilatioQS suivantes :
I. — Pour parvenir à la conclusion de la paix générale et finale, il est expédient de tenir une «journée, » oii viendront les ambassadeurs des parties, et où seront faites, au nom du « Boy Gliarlea', » dea B offres raisonnables » au « Roy Henry el à la partie d'Angleterre, n et telles qu'ils en doivent être satisfaits; si, comme il y a lieu de l'espérer, ils en sont contents, le duc de Bourgogne traitera sur les bases présentement fixées; et ainsi la paix générale et finale pourra s'ensuivre.
II. — Dana le cas oii les ambassadeurs du roi Henri ne voudraient entrer en négociations et accepter les « offres raisonnables ■> qui seront faites, le duc de Bourgogne, k leur défaut, fera de son côté, pour n l'apaisement de ce royaume, » tout ce que, son honneur étant sauf, il pourra el devra faire, « tellement que un cbascun appercevra clerement qu'il en fera assez, n
III. — Dans le cas où le duc de Bourgogne " se départira dudil Roy Henry » et « s'unira audit Boy Charles, » alors, en considération des charges que le duc aurait vraisemblablement à supporter danâ ses possessions voisines du royaume d'Angleterre, tant en ce royaume comme au dehors, le roi Charles, outre ce qui est stipulé d'ores et déjà dans un premier traité , cédera à perpétuité au duc etaux siens toutes tes villes, terres et seigneuries appartenant à la couronne de France sur les deux rives de la Somme, avec le comté de Ponthieu , les villes de Montreuil, DouUens, Saint-Riquier, et toutes les places pouvant appartenir à la couronne sur la Somme du côté de l'Artois et de la Flandre, avec la pleine jouissance de tous droits et émoluments, sauf les foi, hommage, ressorts de juridiction et souveraineté; el cela avec faculté de rachat par le roi Charles, moyennant paiement d'une somme de quatre cent mille écus d'or.
IV. — Pour la stricte observation du traité, des sûretés, les meilleures el plus amples que l'on pourra, seront données de part et d'autre.
1. L'acte iUil pâssd enlre le duc de Bourgi^e (placp en Ute) d'une part, reprfeenl^^ par le chancelier Rolin, les seigneurs de Oej. de Ciiam;, de DautTremont, de Baussignj et de Tenunt, et Quentin Uenirl, prévdl de Sainl-Omcr ; el le due de Bourbon et le cmn\e de Ricliemont, d'autre part, représentés par le cliancelter Regnaull de Chartres, t^stûphe d'Hareourl, le marAJial de la Fajette el Jean de Troissy.
i. C'est, eroyona-nuus, la première Tois que, dans un document public, la chancellerie bouixutgnonne d^gnaîi ainsi le Roi,
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143!) LK CONGRÈS d'arkas, S17
V. — Il a élé « pourparlé « du mariage du comte de Charolais avec une des filles du roi Charles, et d'autres mariages particuliers qui pourront être très profitables au bien de ce royaume.
VI. — On a été d'avia que , pour .parvenir à la réalisation dea choses susditea, il était expédient de tenir une « journée » eu la ville d'Arras, le l"' juillet prochain, où se trouveront, au nom du roi Charlea, messeigneurs de Bourbon et de Richemont, el autres qu'il lui plaira d'y envoyer, muuis de ses pouvoirs pour régler toutes les questions relatives à la paix ; et à l'égard du roi Henri , ie duc de Bourgogne lui signifiera la tenue de cette journée pour qu'il s'y fasse représenter, el lui fera faire à cette fin les remontrances et requêtes que bon lui semblera ; quant à lui , il sera en personne à la « journée, » prêt à a enten Ire par efl'ecl au bien de ladicte paix n et à travailler à sa réalisation, spécialement prés du roi Henri et de ses gêna. Et s'il advenait que le roi Henri ne voulût entendre à la paix et qu'il refusât les « offres raisonnables i qui lui seront faites dé la part du roi Charles, le duc " montrera par effect le desplaisir qu'il a de la destruction et désolation de ce royaume » et , en ce cas, « entendra à ladicte réunion et appaisement avec ledit Roy Charles si avant qu'il lui aéra possible , son honneur sauf, et tellement que Dieu el tout le monde en seront conteus et congnoislra cbascun qu'il en aura assez fait, a
VII. — Notre Saint Père le Pape sera requis par le roi Charles el par le duc de Bourgogne de venir à la « journée, " ou d'y envoyer lea cardinaux de Sainte-Croix el d'Arles, avec pouvoirs suffisants pour agir comme médiateurs ; on lui demandera également d'écrire au roi Henri pour l'exhorter à se faire représenler à la B journée. »
VHI. — Pareille requête aéra fail^ au concile de Bàle de se faire représenter par les cardinaux de Chypre, de Saint Pierre et autres, el d'en écrire également au roi Henri ■.
Dès le 7 février, l'assemblée de Nevers était terminée. Ou se sépara joyeusement, on se donnant rendez-vous à Arraa, à la « journée du grand parlesneat ». »
Que s'était-il passé à Nevepsf Comtnenl lo duc Philippe, si diflicile à persuader jusque-là, avait-il élé amené à souscpire
I. Hiiloire de Bourgogne, l IV, pnuvei, p. cxuv-xlv. — L'uriginal, aiDsi que les lettres approbalives tta duc, esl aux archives de Dijon, B 1 1918. !. C'est l'expressioD de Uonstrelel, t. V, p. 11.';.
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518 HISTOIRE DE CHARLES Vil. l43.->
aux préliminaires d'un traité de paix? Question délicate, el que 'nous n'avons pas la prétention de résoudre. Toutefois , l'exposé de ces longues et épineuses négociations nous semble avoir fait apparaître clairement deux choses ; la première, c'est que les obstacles ne vinrent jamais du côté de Charles VII qui, dès le début, avait montré les dispositions les plus conciliantes; la seconde, cVst que Philippe, en se décidant enfin à faire la paix , ne fui conduit à cette résolution ni par le sentiment du devoir, ni par la sympathie qu'il aurait éprouvé pour la cause française, mais uniquement — malgré ce qu'untpu dire les auteurs bourguignons' — par la lassitude et par l'intérêt personnel. Il n'avait plus rieu à obtenir des Anglais, dont la puissance était sur sou déclin et pour lesquels il s'épuisait vainement ; il avait tout à craindre de Charles Vil qui, depuis la miraculeuse intervention de Jeanne d'A.rc, n'avait cessé de gagner du terrain , el qui, un jour ou l'autre , pouvait être en mesure de parler et d'agir en raaîti'e k l'égard d'un vassal révolté.
La duchesse de Bourgogne était restée à Dijon, oii elle ordonna des prières publiques, dans tous les états du duc, pour le succès des négociations. Elle fut rejointe le 13 février par son mari , qui envoya des ambassadeurs pour porter au Pape, au Concile', au roi d'Angleterre', au Conseil siégeant à Paris* et au duc de Bretagne*, la nouvelle de ce qui s'était fait