M., ibid
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raieat disposi'S à travailler à la paix, dans la limite de leurs pouvoirs'. Bientôt le duc rei;ut im bref du Pape, daté da \" mai ', par lequel il lui aQDOni;ait qu'il avait désigné comme légat le cardinal de Sainte-Croix'; Ëu^^ène IV avait écrit en même temps aux rois de France et d'Angleterre V Le concile de Bâio s'était empres8<5 d'envoyer au duc son adhésion'; il désigna le cardinal de Chypre pour son représentant, et en donna avis à Philippe par une lettre du 3 juin '. Les pouvoirs remis aux ambassadeurs du Concile sont datés du 2 juin '.
Le duc fit partir, à la date du 16 mai, une ambassade pour l'Angleterre *. Dans les instructions très développées données aux seigneurs de Crèvecœur et de Santés et au prévôt de Saint- Omcr, le duc faisait allusion à des ouvertures de paix que lui avait faites secrètement, en 1422, peu de temps avant sa mort, le feu roi d'Angleterre. Il insistait sur l'impérieuse nécessité de la paix, écartant à la fois et la voie des armes — dont l'impuissance pour parvenir à une solution était suffisamment dé-
1. ( Nuslre très redoublé seigneur, disaient-ils, le plus grand mérite que curdoos qw Prince puisl avair que en soy employer en tels bi [RDingne] s tant nécessaire. Aucj plus grant service au Roj ne pbis graul profflt à son piicple no puel l'en faire que de pourthacier et Taire iedie p^i, laquelc, nostre très redoubli! seigneur, comme avés dit audit de Richeoionl. etc., le Roy nosire sire a louijoursioulu, désiré el offerte el faicte quérir par tontes voyes raisonnables. > Lettres des ambassadeurs d'Anglelerre à EUIe au duc de Bourgogne, M mars 1435. Ordinal, Archives de la Gdle d'Or, B 11615; D. Plancber, Hûtain de Bourgogne, I. IV, preave», p. cxlvii-viii.
3, )l y a deui lettres du Pape, l'une de la veille des calendes de nui, l'aulre du jour des calendes. Le leile est dans la Collection de Bourgogne. 95, p.'836 el 838 : les originam SODI xa Archives de la Cdle d'Or, B 11900.
n. Sommation du cardinal de Sainte-Croix, comme l^at, en date du IX des calendes de mai CÎ3 avril). RaynaMi, ann. U35, g 3 ; Collection de Bouiji^e, 95, p. S30 et 638. On a deux pouvoii-s donnés |>ar le Pape, l'un du IX des calendes de mai, visant la paix entre la France et l'Angleterre, l'autre du jour des calendes de mai, visant la paix entre Ciiaries Vn et les princes rranfais. Archives de la Cdte d'Or, R 11900.
l. A la date du l" mai, d'après le continuateur de D. Plancher. Voir Raynaldi, ann. 1135, ^ 3 et t. Le Pape écrivit aussi au conseil d'Angleterre, au chancelier de France et au roi Etcné (à la date du 3 mai). Il donna i son U^ des instmctioiis détaillées le 37 avril. Ilatoire île llounjognr, t. IV, p. 199.
5. Elle lui parvint à la date du 17 ou du 18 mars. Voir la lettre du duc au Concilo, datée du 18. Amplùtlma colleetio, t. VIII, col, 199; Hardouin, Concff.. L XH, col. 97i. .
6. Avec d'autres ambassadeurs nommés phis loin. Lettres du III des noues de juin. Arcliives de la CAte d'Or, B 11900 ; Collection de Boulogne, 95, p. 846.
7. lastniclions données par le concile de Bàle à ses ambassadeurs, en date dn S juin 14^. Archives de In Cdle d'Or, B 11900; Collection de Bourgogne, 95, p. 853.
8. Départ de Lille le 16 mai ; retour le 15 juin. Archives du Nord, B 1954, f. 45 r>.
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1435 LE CONGRES d'arras. 921
moQlPée, Don-seuleraent par les événemeots, mais par « les très grandes faveurs que les adversaires ont de la plus grande partie du peuple de ce royaume, qui est moult enclin à eulx ',» — et la voie des trêves, à cause des inextricables difBcuUés résultant des enclaves, aussi bien que de l'opposition de la partie adverse et de l'impossibilité même où celle-ci était de faire observer une suspension d'armes. La paix était nécessaire , car les pays du duc étaient ruinés , son trésor était appauvri d'un million d'or par quatre années de guerre dont il av.iit eu toute la charge, et en outre ses adversaires lui avaient suscité des ennemis dont les attaques lui avaient été très préjudiciables. Conformément aux intentions pacifiques manifestées à plusieurs reprises par le roi d'Angleterre et aux déclarations verbales de ses ambassadeurs au concile de B&le, le duc avait consenti à ce qu'une «journée » fût tenue à Ârras, le !«'■ juillet suivant, pour traiter de la paix générale; il demandait au roi de s'y faire représenter « aolennellement et notablement, » et de faire venir en France le duc d'Orléans et le comte d'Eu , desquels on attendait beaucoup pour la conclusion de cette pais ; il réclamait en même temps l'envoi d'une <i bonne, et puissante armée , » pour tenir en respect les adversaires , et se trouver prêt, en cas de rupture , à toutes les éventualités '.
Les ambassadeurs bourti:uignons ne tardèrent pas à recevoir une réponse favorable. Mais, touten acceptant de prendre part au congrès , le gouvernement anglais insistait sur la stricte observation du traité de Troyea : ce traité, disait-il, avait été enfanté dans des temps de discorde ; pour pouvoir l'anéantir, il fallait le concours de la justice et de la paix. Dès le 20 mai , -le roi d'Angleterre désigna des plénipotentiaires pour se rendre à Arras, et en tête des personnages qu'il investissait de la mission de traiter en son nom figurait le duc de Bourgogne ^ Le Conseil de Henri VI redoutait, non sans raison, que le duc ne lui échappât : le bruit courait déjà que le Pape