‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 364 sur 367 · Fonranieu.in-HS · texte numérisé non relu

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i. Vallel de ViriYille, HMoire lie Charte» VII, l. I, p. 390, et Mémoire sur là ùutitutionx de Charlei VU, p. 63-IU.

3, Saint-Hemj caastâle qu'à Gravant,, Il ; avait dans t'arméc Trancaise des Lombards, des Aragomiais , des Écossais et des Espagnols (1. Il, p. 76-17).

i. Dans des ieitres écrites aax Ljronnais après la défaite de Ciavant (t aoill U!3>, le Roi dil : • Toules vojes n';r avoit-il au dit siège igue très peu et comme riras des nobles de noslre roiianme, mais seulement Esct», Espa^naux ei autres gens de guerre estrangiers qui avoient ac«aslumé de vivre sur le pays, par quoi le dommaige n'est pas si grant. > Archives de Lyao, AA 68.

ovGoot^lc

aaaées de luttes et d'efTorts réitérés, était impuissaot à donDer. De là ces troupes formées d'auxiliaires étrangers; de là ces corps Traacs enrôlés sous dos capitaiaee preoaat à leur solde un certaiD nombre de gens de guerre, ot que l'on voit apparaître sous le nom de briçwtds, de routiers, et plus tard d'écorctietirs. C'était un fléau pour les populations ; maÎB les besoins de la défense devaient passer avant toute autre c<msidération.

On ferait tout un chapitre , si l'on voulait exposer en détail les effroyables excès dont les gens de guerre se rendirent coupables et qui devaient se prolonger encore pendant plusieurs années ; nous y reviendrons en parlant de la réforme de l'armée. Ces horreurs, qui dépassent tout ce que l'imagination peut rêver, attestent assez dans quelle anarchie était plongée la France. Et ce qu'il y aval! de plus lamentable, c'est que de tels excès ne poupraienf être attribués aux entraînements de la lutte ou à la rage des envahisseurs : c'est au sein même des troupes enrôlées pour défendre le territoire et pour protéger les populations ; c'est de sang-froid et en quelque sorte méthodiquement qu'ils se produisent. Il n'y a qu'une voix dans les auteurs et dans les documents du temps pour accuser à cet égard les Bretons et les Écossais. Ces derniers en arrivèrent à répandre autour d'eux une véritable terreur. Ceux qui étaient pourvus d'une solde régulière , ne laissaient pas pour cela de vivre sur le pays, et se livraient à toutes sortes d'exactions '. Les Gascons, qui vinrent en 1425 avec le comte de Foix, ne se rendirent pas moins redoutables : la ville de Tours, menacée de recevoir une garnison de ces nouveaux auxiliaires, ût tes plus vives instances pour qu'une telle calamité lui fût éparçnée*. Les troupes royales occupant les garnisons, et même les corps d'élite , montraient pareille indiscipline : lors

1. Od lit dins la réponse aui requêtes du chancelier d'Ecosse reUlivemetil au prâc»lioDS de la «mitesse de Douglas sur la Touraine : ■ Jasoil ce que plusieurs qui aTokni receu les dictes souldes, non obstanl ce que dit est, firent de ^^aus exactions eo a 'fojaumc, montans à grans sommes de deniers, dont les subgiei du Ro; soufFrireni e( pinUKiil grans pertes et dommages. > Hs. lai. 10181 , r. 5 t°.

3. Archives de Tours, Regiitre» dea DélibéraHons , 111, (. 178, 181 v», 188, iOO y 312, et IV, aux mois de décembre UiS et janvier U37.

l'administration du roi de BOURGES. 647

du voyage de Charles VII au Puy, en décembre I4"24,.la grande gendarmerie se signala par les ravages qu'elle exerça '.

Aucun mal ne fut plus souvent et plus énergiqueme.nt signalé au Roi que celui dont nous parlons; aucun ne fut davantage l'objet de ses sollicitudes. Le désir d'une prompte répression apparatt constamment dans les documents émanés de son initiative , et plus d'une mesure atteste les efforts tentés pour remédier k un tel état de cboses. Mais la situation était plus forte que toutes les bonnes intentions : le gouvernement royal , impuissant k détruire le mal , dut se contenter de chercher à l'atténuer.

Quand le comte de Richemont eut pris l'épée de connétable, son premier soin fut de convoquer les chefs de l'armée pour procéder à une réforme : on devait, après enquête, envoyer aux frontières tous ceux qu'on aurait reconnus aptes à la défense, et licencier les autres*. Mais Richemont n'aboutit à aucun résultat : pendant le temps qu'il eut en main le pouvoir, les abus ne cessèrent pas. Nous en avons une preuve incontestable dans' ce qui se passa n Tours : les plaintes incessantes adressées par les habitants au connétable , pour être délivrés des pillards occupant les garnisons voisines', n'amenèrent que de belles promesses et des mesures illusoires *.

On a la formule d'une circulaire rédigée pour être adressée par le Roi à ses capitaines. Cette circulaire défendait de faire loger les gens de guerre dans tel endroit, et d'y prendre ou fourrager avoine, blé, foin, vin, bétail, volaille, <■ ou autres choses quelconques, » sous peine d'être si grièvement puni

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