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i. ■ Et a'j cust place qui lu; obeist, sinon Selles et Vienon. i Berr;, l. c.
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142K PREUlfiRES ANNÉES DE BËaNE. 97
accompagné de ses deux filles et de son gendre, le b&tard d'Opléaos, qui pourtant, dit Berry, était «de l'alliaace des autres, » mais auquel Louvet se Bait plus qu'en personne, et qui l'escorta jusqu'à Avignon ', Le 16 juin, le Roi adressait aux Lyonnais la lettre suivante :
A noz chiers et bien amex les seneechal, cappilaine, bowgois, is et habitans de nostre ville de Lyon.
De par le Ror.
Chiers et bien amez, pour certains ooz affaires, nous envoyons presenlemenl en nos pays de Languedoc et du Dauphiné nostre amé et féal chevalier, conseillier et chambellan le seigneur de Mirandot. El pour ce que, à ceste cause, lui conviendra séjourner par delà, noue vous mandons que tout le bien, honneur, plaisir et faveur que faire lui pourrez, vous lui facez; et tellement qu'il ait cause de s'en loer à nous, et que, par ce lui faisant, puissons mieulx congooisLre voz bonne voulenté et obéissance vers nous- Car nous vous acerlenona que en noz bonne grâce et byenvueiltance l'avons plus que uul de noz autres plus notables ofRciers, et pour ce n'en vueillez faillir, sur le service et plaisir que faire nous voulez.
Donné à Selles, le xvi" jour de juing. CHARLES.
PRIBOIS*.
Le duc de Bretagne s'était ému des résistances que rencontrait le connétable. Tandis que Louvet prenait le chemin du Midi, il écrivait de Nantes, à la date du 14 juin, aux Lyonnais, pour les mettre en garde contre les menées du président de Provence et de ses complices, gêna « de povre, bas et petit lieu, » qui « pour convoitise de gouverner et d'atirer à eulx les chevances du poyaulme, x et sans avoir égard an bien du Roi, faisa*""* contre son frère « certaines manières d'entreprinses, en le v lant faire tuer et meurtrir, » s'ils le pouvaient, et répaada
i. Bcttj et Groel; Archires de Tours, Regittre» de* Compta, XWI, f. IM. — I pice du prisidenl Lomet, qui devait eire dÉflnitiTB, eulralnï, d'une manière passagère de son geudre, ie UUrd d'Ôrléaus, qui se vit retirer, «u mois de juillet, le comté de tain (re(n par lui en don par lettres de mars 1421), et le ï septembre suivant la Uinerie du Monl-Sainl-Hicbel, donn^o i Louis d'Eslouteville,
i. Original, Archives de L^on, AA 68.
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sur lui de faux bruits. Le duc, désirant de tout son cœur la conclusion de la paix, la « conservacion de la seigneurie » du Roi, et la cessation des « roberies, pilleries et vexations de peuple; » ne pouvant souffrir que « tels deslojaux, qui n'enquèrent que le leur, » gouvernassent ainsi le Roi, annonçait hautement qu'il faisait marcher ses gens en armes « k rencontre d'eulx et de leur mauvaistié çt dampnable entreprinae, » et qu'il s'emploierait au besoin en personne pour le bien du Roi et pour la paix '.
Les habitants de Lyon, en voyant arriver le président de Provence, ne purent donc se méprendre sur le caractère de la mission qui devait le faire « séjourner par delà, n Ils furent d'ailleurs pleinement édifiés à ce sujet par une lettre que la reine de Sicile leur adressa de Poitiers, le 28 juin, à la réception de lettres écrites par les Lyonnais au Roi, à Yolande et au chancelier. « Quant est du président et autres qui ont perturbé le bien de la paix, écrivait-elle, monseigneur le Roy les a, par nostre pourchaz et cellui de beau cousin le connestable, mis hors et séparez de sa compaignie. Et depuis avons tant fait que, à l'aide de Dieu, les choses sont de présent en très bons termes*. »
La reine de Sicile avait amené le Roi à Bourçes '. Le connétable réunit aussitôt une assemblée, composée de capitaines, de nobles et de quelques représentants des bonnes villes, où il fit déclarer à Charles, de sa propre bouche, « qu'il cognoissoit bien le mauvais conseil qu'il avoit eu au temps passé, et que dorénavant il se vouloit conduire par bon conseil , et faire tout ce que son beau-frère de Bretagne et son connestable lui voudroient conseiller, » Le Roi, en présence de l'assemblée, re-
1. Orieinal, Archives de Lyon, AA 68. PaUié dins la Rtnte du Lyorutai*, I. c,
p. 331-33. — Nous trouvons dans les Regfjstres de Tours {Délibération*. III, f. 38 v*) l'inalysc d'une autre kltre du duc. en dite du 13, adressée tm habifanis de Tours pour les mettre au counml des faits et leur lïlre part de sou iDlenlton ; îl annonçait le départ de Richot^ de Bretagne, qui allait joiudrc le coonétable avec « grand compaignie de gens d'vmes, clievaliers et escoicrs et gens de Iraili, paiet et sobtdoiei À nos dépens pour deut ou trois mois, i
i. Original à Lyon, AA 6B. Publié dans la /{rrue du Lyonnini. p. 33Ï-3J.
3. On a des lettres données i Bourges, • le itxv jour de juing, > en Riveur d'Odail Horchesne (Hs. ft. .WM, f. 1>. et d'autres du 27 (irf., f. 1 v).
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commanda ensuite au connétable de faire bonne justice, et de pourvoir à toutes ses affaires comme bon lui semblerait, ordonnant à tous de lui obéir'. Bichemont paraît avoir donné au Roi, à ce moment, uoe garde spéciale, placée sous les ordres du sire de Treigoac et de Christophe d'Harcourt : nous pouvons constater, par des lettres du 26 juin, qu'une distribution d'argent fut faite à ce corps d'élite *.
Le même jour, ou le lendemain, Charles quittait Bourges, en compagnie de la reine de Sicile. Il était le 28 à Poitiers. A cette date, Yolande écrivit aux Lyonnais. Dans sa lettre, déjà citée, elle disait : « Et eu brief doit cy venir beau cousin le connestable, pour confermer, conclure et appoincter du tout le fait de la paix, et ensemble aviser pour pourveoir aux choses nécessaires au relèvement de ce royaume et union des seigneurs du sanc de mon dit seigneur, mettre sus justice, et ester toutes roberies et pilleries '. n Mais la reine de Sicile avait beau dire que les choses étaient à présent « en très bons termes, u tout n'était pas fini entre le Roi et le connétable. Charles avait vivement ressenti l'humiliation qui lui avait été inûigée à Bombes, et il se refusait à admettre Richemont en sa compagnie. Gruel nous dit que, pendant le voyage de Boutées à Poitiera, « tousjours tiroit le connestable de logis en logis après le Roy *. » L' w appointemeut « n'était donc pas encore fait. Tandis que le Roi était installé k Poitiers, Richemont attendait à Ch&tellerault. Le 30 juin, le conseil de ville de Tours envoyait im messager à Poitiers, « pour oïr et savoir des nouvelles de par delà du fait du Roy ooslre dit seigneur, estant à Poictiers, et de
1. Mémoire envoyé par le «mnéUble au duc de Bourgogne. Hlaloire de Bourgogne. I. IV, pt^utwi, p. UOI,
i. Qniltances du 30 join, données, par Treignac, pour 300 1. 1,, et par Harcourt, pour 106 I. 5 s. t. Clairambaull, 33, p. U87 ; La Roque, Hittoire de la «aUon d'Hanourl, I. IV, p. 1128.
3. LeUre citée. — On se préoccupait vivement, dans le ropume, de c«t étrange eonfliL Dès le 10 juin, les babilanls de Tours envoyaient lU) messager à Bourges vers la reine de Sidie el le connétable, t pour savoir des nouvelles de par delà du débat qui esloit de mettre el bouler hors, par la dicte royoe de Secille [e(] le dit monseigneur le uumestaUe, de U conipa^^ie el service du Roy nostre sire, estant lors à Selles, te président de Provence, lequel ne vouloit partir du dit service dn Roy. b Le !0 juin, un nouveau messager parti! : il revint quatre jours après, innon^ant le départ de Louvel. Archives de Tours, Ittgiilres dts délibération). H, [«il. v, au \" juillet Mlh.