‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 48 sur 367 · Gruel, p. 3fi · texte numérisé non relu

Gruel, p. 3fi

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JUO HISTOIRE DE CMjUtLES Vit. 1425

moD3eij^eur de Richemoot, conncatable de France, à Chastellerault, que i'oQ disoit briefvemeiil aler oudit lieu de Poictiera, et eslre avecques luy et ea sa compaigaie '. » Dans une lettre écrite de Chatellerault, le 9 juillet, aux habitants de Tours, le connétable, exposant ce qui s'était passé, et comment, a par le bon moyen et aide de baulte et puissante priucesse madame la royne de Seciie, » il avait pu venir à bout des « troubles et empecbemens » mis à son « entreprise, » leur disait qu'il était venu, a après le Roy, >< jusques à Gh&tellerault, où la reine de Sicile et plusieurs membres du conseil avaient fait « plusieurs voyages et ambassades » de la part du Roi, vers lequel luimême avait envoyé '.

Les pourparlers n'étaient point terminés quand, à la date du Sjuillet, fut rendue une ordonnance, au bas de laquelle Bgureat tes noms de la relue de Sicile, du marécbal de la Fayette, du grand maître d'hôtel', de l'amiral de Calant, et du premier président*. Considérant que Jean Louvet, chevalier, seigneur de Mirandol, connu sous' le nom de président de Provetwe, — lequel, u pour certaines causes regardant le bien de paix et la reunion d'aucuns nos parens et vassaux, » avait été récemment congédié — s'était rendu coupable, au préjudice de la couronne, des plus graves abus ; après a grande et mure délibération, » et conformément à l'avis de sa « très chère et très amée mère » la reine de Sicile, du gr^nd Conseil et du Parlement, le Roi déclarait, « de sa certaine science et propre mouvement, » révoquées et annulées toutes les lettres de pouvoirs

1. Archives de Tours, Beçiâtra da ililibéraUont, II, part, v, ».Vl\1 juillet U!5; ReniatTtt du Complet, XXII, (. ISO v.

ï. liegitlre* Jet Compta, XXII, f. lOS v, Regàtrei de* (tiUbiTalUmt, III, f. W v.

3. On pourrail croire qu'il s'agit ici de Louis de Bourbon, comte de Veaddme, et non de Tanguj du Cliastel. M. Vatlel de Viriville, dans son opuscule Charh» VII et m ùcaatûltn (p. 38), dil que Tu^y résigna ses rouctions en avril U35; il préUnd même (p, 10) que, pour le second et pour le quatrième Iriniestre de MU, l'appellation de «grand inailre de l'Iiâtel i qu'on lit au bas d'une ordonnance, doit s'appliquei' au comte de Venddme. Mais des lettres du 6 judiel U95 l Pi€ctt1ort<imale> , vol. M; Archevêque), qui portent au bas de l'acte la double menlinn du comte lU Vendôme et du grand mailre d'hôtel, montrent bien qu'il s'agit encore ici do Tanguy du Chastel. AjouloDS que des lettres du 10 juillet et du 7 aoOl porleni encore celle simple déugiialÎDD : te comte de Vendôme, Cf. letlres du 30 juillet, riljet pInsMoîD, p, lOÎ, noie l.

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