‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 49 sur 367 · II s'agit ici de Jean de Vaily · texte numérisé non relu

II s'agit ici de Jean de Vaily

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1425 PREMIÈRES ANNÉES DE RÉGNE. tôl

données à Louvet, « comme faites et obtenues contre son intention et volonté ', » et défendait à tous d'y obéir au cas où il voudrait s'en servir, faisant en même temps commandement à Louvet de remettre les pouvoirs et lettres en blanc restés entre ses mains, et de restituer les joyaux de la couronne qu'il détenait iuduement*.

Dans sa lettre du 9 juillet aux habitants de Tours, le connétable annonçait que, le lendemaia 10, il devait, au plaisir de Dieu, 3e rendre à Poitiers'. Les choses ne tardèrent pas, en effet, à être arrangées*. Oa avait triomphé des dernières velléités de résistances du Roi : le conuétahle pouvait venir, car la

' 1. (I faut remarquer que celle ordouDance du 5 juillet, en parlant àes s rooull grandes, excessives et desraiscHinableE puissances d accordées i Louvet. visait en bonne paitle les pouvoirs du 1! Juin. Il y a donc là des cboses qui sont purement de style, puisqu'elles portent sur des pouvoirs dooDJs en vue du congédiement.

S. Archives, X" 8fitU, f. 7Ë v°; copie moderne «taos Le Grand, VI. I. t.

3. Void l'analyse de la lettre du cenni^table, d'après les Kegislres det Compta : h Mon dit seigneur le connestable escript auxdii bourgols et habitants qu'ilz puent assez savoir les troubles et empescbeniens qu'ilz lui ont esté mis à l'entreprise qu'il avoil Talte pour le bien du Itoy nostre sire et de sa seigneurie, afin de parvenir au bien de paii et Taire cesseï' les pilleries et roberles acceustumées estre laites en ce royaume, et comment par le bon moyen et aide de liaulte et puissante princesse madame la Royne de Secllle, et de plusieurs prelai, gens d'église, nobles, barons, vassaulx, bonnes villes et autres subgiei du Roy nosire dit seigneur, y a résisté, Dieu mcrcy. et que. pour parvenir à la dicte Bn et conclusion, il est venu après le Roy nostre dit seigneur jusques à la dkte ville de Chastelleraul, en laquelle est venue la dicte Royne de Secllle et plusieurs autres gens de par le Roy nostre dit seigneur, par plusieurs voyages et embsiades, et semblablemenl a envoyé devers le dit seigneur ; et après toutes choses a conclut et délibéré d'aler demain, au plaisir de Dieu, devers le Roy nostre dit seigneur en la ville de Poitiers, et espoire que. avant qu'il en parte, si bon gouvernement se mettra en ses besongnes et affaires, que ce sera au bien du Roy nostre dit semeur et de t«utc sa seigneurie. i> Et comme le connétable avait eu, « pour lesquelles i^se< taire et conduire, u de ■ moult grans fi'ais et despens, » él qu'il avait dfl engaf^r plucieurs de ses biens et joyaui, a et soy obllgier i plusieurs personnes on grans ■'ommcs de deniers , > Il sollicitait un prêt 'de 2,000 1. 1. , sur lequel on lui octroya SOO I , pai délibération prise le 15 juUlet. RigUlret de» Compltt, XXll. f. 103 v°.

*. Le 13 juillet, les habitants de Tours, étant sans nouvelles de « l'appomctement, s OrenI partir un messager pour Poitiers, Alain Haussart, capitaine do Tourt, alla \ son tonr vers la Reine de Sicile et te connétaUe (fiegiilrei des ilélibiratioja, II. partie v, du 5 août US5; Regittret On Comptes, XXll, (. tîl et 131 v°). Il revint à Tours le f6, et rendit compte de sa mission. Après avoii- fait connaître la solution donnée aux questions louchant ta ville, il déclara, de la part de la Reine, que, a ou le plaisir Oiou, les choses du gouvernement du Roy et des debaz qui ont esté pour le président de Provence et ses adherei raellre hors de la compaignie du Boy, briefvement se porteront bien au prouffil et honneur du Roy el de son royaume; b ajoutant qu'il est probable que la cour se transportera à Tours, Angers ou Saumur, afin de lenir une réunion des Etais généraux, « pour prendre par euU final conclusion pour le dît gouvernement du Roy. 1 Registre* dts dèlibiratUiJW, 111, C. H.

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102 HISTOIRE DE CHARLES Vil. I42S

« mauvaige semence » laissée par Louvet ' avait été dispersée, et rien désormais ne devait entraver l'accompli sment de ses desseins. C'est lui qui présida, de concert avec la reine de Sicile, aux derniers arrangements relatifs au départ des conseillers disgraciés.

Tanguy du Chastel avait, le premier, donné l'exemple du sacrifice. Dès qu'il avait su que l'on exigeait sa retraite, prenant une noble initiative, il avait spontanément déclaré que, bien qu'il n'eût été consentant ni de la mort du duc de Boui^ogne ni de la prise du duc de Bretagne, à Dieu ne plût que , par son fait, un si grand bien que la paix entre le Roi et le duc de Bour^ gogne pût être empêché *. Loin de favoriser la folie tentative de résistance de Louvet, il était resté près de la reine de Sicile et du connétable, et il aida même, assure-t-on, à « mettre bors » ceux qui étaient désignés pour partir'. L'ancien prévôt de Paris fut nommé sénéchal de Beaucaire, et reçut, en prenant congé du Roi, un don de deux mille livres *. Froticr avait déjà résigné sa charge de grand écuyer, et s'était retiré « en son hôtcP. u Guillaume d'Avaugour, en sortant du Conseil, avait abandonné ses fonctions de bailli de Touraine : une pension lui fut assignée sur le revenu du grenier à sel de Tarascon *. Enfin, sacrifice plus pénible pour le Roi , son* premier physicien Cadart, dont les soins assidus ne lui avaient jamais fait défaut

i. C'est reipreision dont se sert le counélable dans une lettre du 3 acdl, ctléa

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