‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 50 sur 367 · CousîDOI, p, 3301 Grue), p. 362; Berry, p · texte numérisé non relu

CousîDOI, p, 3301 Grue), p. 362; Berry, p

3. Gruel, p, 363. Le chrnniqueur ajoute qu'il Ht tuer par un de ses archers un capitame, ■ lequel Taisoit trop de maux et ne voulait obéir, s

i. Lettres du 30 juillet U25. Ordre de payer « à noslre amé et Teal chevalier et granl maistre de nostre hostcl Tan^y du Chastel la somme de dcui mil livres toumois, laquelle lui avons ordonnée et ordonuonfi par ces présentes, pour les frais et despenses que faire lui convendra ou voyage que prcsenlenient lui ordonnons faire oudit pays de Languedoc, pour aucunes noi besongncs et affaires que nous ne voulons cy estre declùrées, en quoy lui convendra vaquer et demeurer par longue espace de temps. » Pfécu orlginalet, 153 : Chastel (lu). — On remarquera que, dans ces lettres, Tanguy est encore qualifia du titre de grand niailre d'hdtel. Le comte de Venddoie, revenu de sa prison d'Angleterre, et qui en était titulaire, ne la reprit donc pas tant que Tanguy demeura i la Cour.

5. Il est fait allusion à la retraite de Frotier dans des lettres du 15 décembre 1440 : on ï parle des « mulacions » faites à la Cour en UÎ5, t à l'occasion desquelles il fiil deschargi j d'icellui office, et le convint reiraire et absenter, et aller en son boste) avecqnes autres d'icelle nostre court. > Archives, KK S3, f. 155.

e. Ceci est établi par une pièce du SO janvier 1439. Hs. fr. 10Î38, f. 184.

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depuis son eofance ', dut également disparaître de ia.svèue; il alla se fixer dans le Midi, d'où il ne devait plus revenir. Mais celui-là fut tenu, dit un chroniqueur, pour le plus avisé, car, — s'il faut en croire le bruit public, — il partit riche de vingtcinq à trente mille écua '.

Seul, un des personnages à l'égard desquels le connétable avait contracté les engagements mentioDués plus haut demeurait à la Cour, et 11 poussa même l'impudence jusqu'à contresigner les lettres rendues le 30 juillet en faveur de Tanguy du Chastel : c'était le sire de Giac. Richemont l'avait pourtant dénoncé publiquement à Bourges, avec Louvet et Frotier, comme traître au Roi '. Mais Giac était un habile homme. Cet ancieu familier du duc de Bourgogne Jean sans Peur était devenu l'un des favoris de Charles Vil, et il avait si bien su s'emparer de la confiance de son maître qu'où le regardait comme un homme indispensable. D'ailleurs ses anciennes attaches avec le parti bourguignon ne déplaisaient point à Richemont. Le maintien de Gtac à la Cour avait été un des points importaats des négociations de Chàtellerault : le héraut Berry nous dit que l'accord entre le Roi, le connétable et de la reine de Sicile se fit, « pourvcu que le sire de Giac demoureroit au gouvernement du Roy, en la place du dit président de Proveoce *, »

Déjà, à partir de 1422, le Roi avait pour ainsi dire abdiqué entre les mains de Louvet. C'est comme une nouvelle abdication, plus complète et plus humiliante, qui s'opère en 1425 au profit de Richemont. Le Roi doit s'effacer devant le connétable ; il a été contraint de déclarer publiquement que, dans le passé, il avait été mal conseillé, et que désormais il voulait s'en rap-

1. On M à ce sujel dans des lettres de Charles VII du 23 ociobre U31, par lesquelles il donne k son ancien serviteur une pension à vie de 1,200 florins ; ' Consideruis et ayans en bonne mémoire les 1res prans et recommjuidaHes services que, dès nostre |Hus jeune aage, naus a raiz continuellement en son estai et orDce de conseiller ei premier phisîcien, nostre amé et féal conseiller maisire Jetian Cadari, ayant le seing et cure principalement, comme à son dit otOce apparieuoit, de la sanl^ et bonne prospérité de nostre personne, assistant jonr et nuil bien ctirieusement entour nous, non sans granl peine el travail do sa personne ■ Clairambault, tDTO, t. '163.

S. CoDsinot, p. S30.

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