‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 61 sur 367 · Lellres iDdiqoées par le P. Anselme , t. M , p · texte numérisé non relu

Lellres iDdiqoées par le P. Anselme , t. M , p

i. Le3dtoDibrel435, I^rra de Giac recul 2,000 livres; le 30 décembre, i.OOOliTres; le 10 fétrierli3fl, 500 livres.

S. CArcmifiie de Coutinol, p. 237. Cousinat le diancelier dit aussi, dans la Gatedei noblei (p. râo), en partant de Giac : t Qui phts ot anctoiité que nul autre entour lo Roj. >

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fut principal conseilller du Boy, par lequel, ainesi com disoit, se gouvernoit le Roy et tout le fait du Royaume '. »

C'est le moment de faire oounaître ce conseiller que le connétable avait laissé auprès du Roi, et qui avait su si bien s'insinuer dans la conliance de son souverain.

On se souvient que Pierre de Giac avait été élevé à la cour du duc Jean sans Peur, et l'on peut dire qu'il s'y était trouvé à bonne école. Aussi, dans un temps où pourtant le vice s'étalait sans vei^gne , arriva-t-it à dépasser ses contemporains par le cynisme de ses allures. La comtesse de Tonnerre, Catherine de l'Isle-Bouchard, qui, en i423, avait été marraine du Dauphin Louis, était devenue veuve. C'était une « belle et bonne dame, » qui, en outre, possédait de ^ands biens. Giac la trouvait fort à son gré; mais pour l'épouser, il y avait un obstacle : il était marié, et sa femme, Jeanne de Naillac, était même enceinte. Giac n'était pas homme à s'embarrasser pour si peu : il fit empoisonner Jeanne; puis, quand elle eut prit le poison, il la plaça en croupe derrière lui, et, au galop de son cheval, lui fit faire quinze lieues sans-débrider. En arrivant au terme du voyage, la pauvre femme rendait le dernier soupir *. Comment Giac s'y prit-il ensuite pour conquérir la main de la comtesse de Tonnerre? L'histoire ne nous le dit pas. Toujours est-il que le mariage ne tarda pas à s'accomplir. Comme l'heureux époux avoua plus tard avoir donné une de ses mains au diable, la chose paraîtra moins étonnante *.

Parmi les hauts faits du sire de Giac, il faut citer l'arrestation de l'ancien chancelier Robert Le Maçon. Au mois d'août 4426, celui-ci se rendait de sa seigneurie de Trêves à Thouarcé, en compagnie de quelques serviteurs, quand il fut assailli par quarante hommes armés, que commandaient Jean de Langeac et Robert André. Après l'avoir battu et détroussé, on ne craignit pas, malgré son âge, de le mettre à cheval et de lui faire faire dix-sept lieues, tout d'une traite, jusqu'au château d'Usson

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