‹ Histoire de Charles VII (volume 3)Chapitre 71 sur 367 · Ardiives, X<*I8, an 6juLUet14M · texte numérisé non relu

Ardiives, X<*I8, an 6juLUet14M

S. A ce mofflent La TrémoÛle avait encarc une altitude douteuse. Nous lisons dans les ReçiMtTM de Tours que, te 6 juillet 1125, le Conseil de ville di^libère • sur le contenu d'unes lettres closes esquelles n'a jour ne dabte, eovoiées par monseigneur de la Trimoille à monseigiienr d'Estissac , lesquelles ont este trouvées Amboise en la rue cl apportées d'illec en teste dicte ville, pour ce qu'elles louchoîent du bit de la dicte ville. El a esté appoincté que l«t dictes lettres seront bien gardées et que secrètement le dit cappilainc de ce rescripra à la nyat de SeclUe, dudiesse de Touraine, en lui cnvoiant te double des dictes lettres trouvées audit Heu d'Emboise, pour sur icelles pourieoir, etc. • Rtgiilrta de% détlbiratlota, m, t. 39 v.

3. 1 Qui i plusieurs tourna à desplaisance, pour tant que eolour le duc de BouTEngne turent tous ceuli de son parenté . atectfues ce que lul-niesme avoit le Roj guenvjé , et par son niojen avoit etU mis es mains du seigneur de Rocherort, son praurhain parent,

ri le parti tint des Anglois , le chaslel d'Estampes , avec Penlhjviers et autres places, dont rùsoit au Roi guerre, i CousiDot. Gale det noblet, p. 301.

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1427 LA Tftl^OlLLE AU POUVOIR. 147

Vendôme, du sire de la Trémoille, de Regnault de Chartres, archevêque de Reims, des évêques de Séez et d'Orléans , de Robert Le Maçon et du aire de Gaucourt, récemment délivré de sa prison d'Angleterre. Du 1" au 17 juillet, Charles VII visita successivement Lusignan, Saint-Maixent, Niort, et regagna le Rerry. Il était le 29 juillet k Bourges et le 17 août à Issoudun, où le connétable le rejoignit un instant ' avantd'aller organiser le ravitaillement de Montargis. Mais le brillant fait d'aimes accompli le 5 septembre fut, on l'a vu, tout à l'honneur du bâtard d'Orléans et de La Hire : le connétable, resté à Jar- ' geau, s'abstint d'y paraître'. Le Roi était à Loches quand il apprit le triomphe remporté par ses capitaines '. Nous avons une lettre adressée par lui le 17 septembre aux habitants de Tournai, où il leur raconte la délivrance de Montâtes et sollicite leur concours pour le paiement de la rançon du sire de Gaucourt*. En même temps qu'il témoignait ainsi sa sympathie à son vieux serviteur, Charles Vil n'oubliait pas les vainqueurs de Montargis; il ne tarda pas à leur donner des marques de sa satisfaction : le bâtard d'Orléans reçut deux mille livres, et La Hire mille moutons d'or'.

Le comte de Clermont, qui venait d'être chargé de l'administration des terres et seigneuries de son père le duc de Bourbon, toujours prisonnier en Angleterre, avait quitté la Cour au mois de mars i427 '. Quelques jours plus tard, il se

1. Il contresigne des leltres du il aodt eo âreur da comte d'Arm^ae,

% Il l'avait désapprouva; d'ailleurs Uml le monde lui anîi dit qu'une telle entreprise n'Alail pu digne de lui ; un connétable de France dier ravitailler une place I (Gruel, p. 367.) Et pourtant qu'avait donc Tait le connétable au mois d'avril précédent? N'avait-îl pas marché au scMurs de Panlarson , igu'it aurait peol-^lre délivré s'il ne s'était arrêté devant l'opposition de son SCkKf — Berrj nous Tail connaître (p. 375] le dépit de Ricliemoht el du connétable d'Ecosse, Jean Sluarl, resté près de lui à Jargeau ; i Et quand ils scenrent que ledit Nège estoit levé, ils en furent moult courrouetz pour c« qu'Us n'y avoienl point esté.»

3. Les chefs de l'armée étaient Guillaume d'Albrel, seigneur d'Orial, le Mtard d'Orléans et le sire de tiracille , grand ni^tre des arbalétriers. Instructions du 38 Juin U28 i des ambassadeurs en Castille. Us, lat. GOîi, n' 36, Gf, Pr. 3068i, p. 550,

i. Voir auic Piècei >w((/!cnHw»,

5, 1° Lettres du S! octobreli37; quiitance (signée) du bâtardd'Orléansdn Ujanvier U38, Ms. fr. 30382, f, 10; — 2° Lettres sans date en faveur de La Uire, indiquées dans le Catalogue Jourtaavavlt , n° 334,

6, Les dernières leltres où l'on trouve sa signature sont datées du 19 jmts I4S7.

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sit^oala par un de ces actes violents et irrénéchis qui devaient à plus d'une reprise marquer sa carrier*. Sous un prétexte futile, ii ue craignit jtas de faire arrêter le chancelier de France ot de le retenir prisonnier pendant plusieurs muis, an miipris de toutes les lois. Un tel fait atteste à lui seul l'auareliie qui régnait 8ou3 le fouvernemeiit du connétable V L'arrestation eut lieu dans le.s derniers jours de mars. Le Parlement fut aussitôt saisi de la question : en vertu d'une délibération du 3 avril, une députation se rendit près du Roi pour concerter les mesures à prendre'. Le 24, après avoir entendu le rapport de ses députés , le Pai-lement décida que le comte de Clermonl serait sommé de mettre le chancelier en liberté. A la date du 5 mai, le premier président Jean de Vaily, et deux conseillers, Jean Tudert et Guillaume Le Tur, furent désignés pour aller en ambassade vers le comte, au nom du Hoi et du Parlement, et requérir la délivrance du chancelier'. Mais cette démarche demeura sans résultat. Pour vaincre l'obstination du comte de Glermont, on dut s'adresser au pape, qui lui écrivit à trois reprises, le menaçant de l'excommunier s'il persévérait dans sa résistance *. Martin V prit la chose fort à cœur. Des lettres Furent adressées par lui, à ce sujet, à la duchesse de Bourbon', au Roi', au nonce du pape eu France',

1. La date est fli^e par les Regiitrei du Parlement âté» ci-dessous. — L'fmotioD Tut 1res vive dans le iitjaunie, i bi nouvalle de cei aiteotal. Nous lisons dans les Begittrti det dilibéraliom du CuosmI de ville de Lyoo, à la date du dimanche 6 avril 14Î7 {BB II, r. 4U> : o Les signés à oy ont esié de uinclusion que l'on escripve au Roy et i. monseigneur le conte de Clermonl sor la priuse de nonseipeur le chaueelier. et les s)gni<s 1 non ont esU de cootraire oppinion que la ville ne s'en meste eacoures de rien escripre jwques l'on soit plus largtmenl iotarmâs de la besoigw. et alla de obvier aui haines e> maliueilbuicee qui )iour escripre encoures se povaient ensuire, en les advertissaos des diHnmigM, iBconveniens ii're|iarabt«s que par moyen de la dicte priosc et autces divisions se pMVMt ensuivre' en ce royaume, n II y eut doute oai et quinze n«n.

S. U37 , 3 avril. • Ce jour, sur ce que le Roy a escripk du cas de la prise dt noBsaifMur le ebancellM' de Kraoc«, bklc par Charles Monseigneur de Bouitan, conte de Clerniont, la Cour a délibéré envoyer par devers le Roy et de Ii devers te dil conte, s'il plaistaii Boy, > etc. Exlraiti du Hfgittrtt du ParUmrnl. Ms. fr. 31303.

3. Utme source. — Il est fait meolioD de c«tl« ambassade par Blancliard, la Preilil'iu au morliT du parlement de Paria <I641, in-ftil.), p. 76.

1. Lettre du 9 des calendes de septembre <il aoAI), publia dans Gallia CiriMiam, \. Il , Inilnttntnta , col. 99. — > Ter ei scripumus , » dit le pape dans sa lelire du même jour au naréebal de la FayMW^

5. UUre du s des ides de juiUel <S juillet). fUgette de Uarliit V, aux Ardiivw na- Uonales, LL*-, f. 68.

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