Regale de Martin V, t. 60 «1 137 (en douUe
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au maréchal de la Fayette '. au président du conseil de Dauphiné, et même — chose curieusei qui prouve que Louvet û'aTait pas perdu tout crédit à la Cour — au président de Provence '.
EnSn, au bout de plusieurs mois, l'évêque de Clermont recouvra la liberté; mais ce fut au prix d'ime lourde rançon'. Le Roi dut venir à son aide , comme, dans des circonstances analogues, il l'avait fait pour son fidèle serviteur Robert Le Maçon : it autorisa Martin Gouge à faire fabriquer à son proât, dans une des monnaies royales , une quantité déterminée d'espèces 4'or et d'ai^nt *.
C'est à ce moment que le connétable, peu ému, paralt-il, du traitement infligé S. un personnage qui pourtant avait été un de ses plus zélés auxiliaires, jugea à propos de resserrer les liens qui l'unissaient à son beau-frère le comte de Clermont. Un pacte d'alliance fut conclu le 4 août entre les deux princes ; il avait pour objet de « continuer, entretenir et accroistre la grant et singulière amour, » dont ils étaient animés l'un pour l'autre. L'alliance devait durer à perpétuité, « au bien et proufôt de monseigneur le Roy et de sa seigneurie; » mais les princes avaient soiu d'ajouter : et de noiis mesmes. Ils juraient de garder, soutenir et défendre mutuellement leurs personnes, de poursuivre le bien, profit et honneur de chacun, de s'aider, servir et secourir en tout ce qui concernerait leurs personnes et leurs biens. Enfin, ils déclaraient vouloir toujours procurer « le bien, prouflit et honneur de monseigneur le Roy et de sa seigneurie, et de nous, envers et contre tous ceulx qui feroient ou pourroieat ou vouldroient faire ou procurer le dommaige, desplaisir ou deshonneur de
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3. GalUa CMttiana. t. 11, col. 93; procuration de l'éTéquc en date du %i septembre U17, pour comparalire devant le comiliissaire apostolique; accord Tait à LyoD le ^ i9 Mplembre entre l'évêque et le comte de Qermonl; ibsolutkm donnée le mfme jour an ' comte parle commissaire apostolique. Archives, P 1373', cotes S1B1 et 3181 bi*.
J. Indiqua par M, Vallet du Viriville, t. 1, p. 457. — Je n'ai pas retrouvé la mention des lettres du Koi dans l'inventaire P 138!, qu'il cite.
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ItfO HISTOIRE DE CHARLES VII. 1427
mon dit seigneur le Roy, de nous, et de l'un de nous, ou do nos chevances et seigneuries '. »
On voit le soin el l'habileté que mettaient les princes à confondre leurs propres intérêts avec ceux de la couronne.
Quelques jours plus tard (31 août), un autre traité fut signé. Celui-ci était passé entre le comte de Clermont et le comte de Pardiae, lequel agissait en même temps au nom de son frère aine le comte d'Armagnac, et de son beau-père le roi de Hongrie (Jacques de Bourbon) ', qui ratifia le 9 septembre l'alliance conclue *.
Que signifient ces alliances et confédérations entre tes princes du sang? Si l'on rapproche des traités du 4 et du 31 août une ordonnance du 17 août, rendue à Issoudun, en présence du connétable, et portant ordre de paiement d'une somme de douze mille écus d'or, donnée au comte d'Armagnac *, la situation s'éclaire; on reconnaît dans tous ces actes une même pensée dirigeante : c'est «ne coalition qui se forme, et le connétable en est l'&me.
Dans cette coalition, les intérêts des princes étaient aussi divers que le caractère de chacun d'entre eux. Le comte de Richement n'avait qu'un but : reconquérir le pouvoir dont il s'était vu si inopinément frustré. Le comte de Clermont, que Georges Chastellain qualifie de facondeux, obéissait à ces visées ambitieuses et à ces prétentions personnelIeH qui étaient le trait distinctif de son caractère. Le comte de Pardiae, dont la loyauté et le désintéressement ne sauraient être mis en ques-