‹ Histoire de Charles VIIChapitre 110 sur 340 · Berry, p. 412 ; Monstrelet, t. V, p · texte numérisé non relu

Berry, p. 412 ; Monstrelet, t. V, p

4. Cette lettre est adressée aux gens du Conseil Delpbinal à Grenoble ; elle est datée d'Orléans, le jour de saint Malliieu (21 septembre). Mss. Le Grand , vol. YI , f. 101.

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nassac), le bastart de Bourbon et d'autres capitaines. Et m'envoye le Roy avecques eux , et ay espérance que ceste saison sera -bonne pour le Roy, à Taide Nostre Seigneur. ^ Deux corps d'armée furent formés : Tun , sous les ordres du comte d'Eu \ du comte de Dunois et du sire de Gaucourt, devait marcher au secours d'Harfleur; Tautre,, sous les ordres de Pierre de Brezé, avec Floquet et Jean de Brezé pour lieutenants, devait opérer en Normandie dans la direction de Gonches et Louviers*. Pour appuyer ce dernier mouvement, le Roi vint s'établir à Ghartres, où il séjourna pendant trois mois, s'occupant à faire venir des harnais de guerre et de l'artillerie', et prenant des mesures pour réprimer les désordres des gens de guerre. Comme il l'avait annoncé dans des lettres récentes aux habitants de Reims, Charles VII se disposait à entrer en Normandie, et à y poursuivre la guerre en personne, à la tête de la plus nombreuse armée qu'il eût réunie depuis longtemps : « Nous avons espérance, écrivait-il, de faire aucun exploit, au plaisir de Nostre Seigneur, à rencontre de nos ennemis \ »

Mais bientôt le Roi abandonna ce projet. Les excès commis par ses propres gens de guerre l'obligèrent à intervenir dans les provinces de l'Est, pour mettre un terme à l'anarchie qui régnait de ce côté.

La Praguerie était à peine terminée que les bandes qui, de part et d'autre, avaient pris part à la lutte, se répandaient le long de la Loire, menaçant d'envahir les pays du duc de Bourgogne. Fort émus de cette démonstration , les gen§ du Conseil

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