Berry, p. 414; Monstrclet, p
côté opposé à Saint-Martin. On ne voit pas que ce projet ait reçu d'exécution *.
Malgré les persévérants efforts du Roi, qui allait d*un point à un autre, s'employant à fortifier ses bastilles, à les pourvoir de vivres et de munitions ^ malgré le tir continuel de l'artillerie, le siège n'avançait pas. Les assiégés trouvaient moyen de réparer, la nuit, avec du bois et des tonneaux remplis de terre, les brèches faites à leurs murailles ; souvent ils faisaient des sorties meurtrières. Le Roi ne se lassait point d'écrire à ses bonnes villes pour avoir de l'argent et des renforts. Le 29 juin, il écrivit aux habitants de Reims. Sa caisse était vide; si Ton ne venait à son secours, il allait être contraint de suspendre le siège ; ce serait à sa très grande déplaisance, et il ne voulait Je faire pour rien au monde ; il suppliait donc qu'on se prêtât de bonne grâce à la levée d'un subside de trois mille six cents livres, qu'il ordonnait d'imposer à bref délai*. Pareille demande fut adressée à la ville de Senlis pour une somme de mille livres *.
De leur côté, les Anglais pressaient l'envoi de nouveaux renforts*. Talbot rassemblait les gens des garnisons et faisait venir de l'artillerie. Trompant la surveillance des Français, il reparut une seconde fois, à l'improviste, et introduisit dans Pontoise des vivres et des munitions ". On attendait d'un moment à l'autre l'arrivée du duc d'York. Après des retards causés surtout parla pénurie des finances \ le nouveau lîeuteùant-général pa-