Voir le Journal d'un bourgeois de Paris, p
i. « Et avec ce estoit du tout adverli comment les princes de son royaume, et mesmement de son sang, n'estoient point bien contens de son gouvernement, et luyavoit esté dit qu'ilz se debvoient assembler ensamble , et que ce n*estoit point pour son bien. » Monstrelet, t. VI, p. 19.
5. c Contemplatur rex, loci munitionem explorans, qua parte commodius faciliusque insultus dari et pcrfici possct. » Th. Basin, l. 1, p. IH. Cf. Bcrry, p. -117.
fusa, disant que là où ses enoemis le surprendraient ils le
trouveraient sans reculer *.
Inquiet de la tournure que prenaient les événements, Tal-
l>ot se tenait à Mantes, toujours prêt à intervenir. Le
28 août, il envoya reconnaître la situation du siège et la force de l'armée réunie à Conflans *. Une cinquième tentative de ravitaillement, faite à ce moment, réussit comme les précédentes'. Mais c'était par la force des armes, et non par la famine, que Charles VIT entendait triompher. Une lettre adressée par lui de Conflans, le 12 septembre, aux habitants de Reims , témoigne de la confiance dont il était animé *. Appelant à lui le maréchal de Lohéac, le vicomte de Thouars et le sire de Bueil , qui avaient réuni à Argenteuil un nouveau corps de troupe, il donna Tordre de se préparer à Tattaque*. L'effort de l'artillerie était surtout dirigé contre l'église Notre- Dame, située sur une éminence, hors des murs, à l'ouest de la ville. Le 16 septembre l'assaut fut donné sur ce point ; il ne dura, pas moins de quatre heures *, et fut couronné d'un plein
1. « El durant ledit siège le Roy eut envye d'aller veoir ses trenchées où estoient avec loy trois petites compaignies, entre lesquelles estoient pour capitaines La Hire, Potonde Saincte-Treille et Anlhoine de Ckabannes, conte de Dampmartin. Si advint que iceulx AngioLs firent semblant de saillir. £t iceulx capitaines conseillèrent au Roy de soy retirer en son logis, ce qu'il ne voulut faire. Disant de sa bouche que là où ses ennemis Tau- ^leat surprins, ilz le trouveroient sans reculler. Et telles furent les paroUes du Roy. v '^ Cr<^nique martinienne , ïo\. ccLWwn.
2* Paiement, en date du 28 août, à deux messagers envoyés à Pontoise et à Conflans Pv ot-dre de Talbot. Stevenson, t. II, p, 320.
^- Il y a une montre, passée à Ponl-de-r Arche le 29 août, de quatre lances et dix ^cliers , « lesquels sont allez ledit jour à Poutoise en la compagnie de noble et puissant seigneur monseigneur de Talbot, mareschal de France. » (Archives, K 67, n« 1*; cf. no» 1^7^ |38.) Talbot était dans Pontoise le 6 septembre. Nous avons une quittance, datée de ce Jour, à Pontoise, portant sa signature originale, par laquelle il déclare avoir reçu
'31. 1 9 s. 2 d. t. sur les gages de c cinq hommes d'armes à cheval de nostre retenue à ^ous ordonnée pour estre en tour nostre personne et nous accompaigner ou service du p y nos(re sire, lesquelz sont ordonnez servir icelui seigneur et demorer en la ville de
"2*<^*se — > po"*" *eur service de ung mois commençant le jour d'uy que montres ont
te Ta i des au dit lieu de Pontoise par devant messire Siuiun Morbier, chevalier, et Jehan ^e Ja f»erreuse. » (Ms. fr. 26068, n» 4363.) La montre passée par Simon Morliier se
^^ve en original uansle recueil des Montres, vol. XllI, n« 1533.
*' -^chives de Reims.
g ^'«^tnier,l.Il, p. 26.
j ' ^-^ ctélail nous est fourni par une lettre en date du 20 septembre, écrite par Guiluj .® ^^-OBsinot au seigneur de Targie (Gabriel de Bernes, seigneur de Targes), lieutejlçj. î^ ** I3auphiné et publiée (avec quelques incorrections) par M. l'abbé Ulysse Cheva-
> «axis son Choix de documents historiques inéfiiis sur le Dauphinéf p. 384-85.
succès : tes Anglais qui défendaient ce poste important furent tous tués ou faifs prisonniers *. De cette hauteur les Français dominaient la ville ; il» dirigèrent sur elle un feu terrible. Trois jours après des mesures furent prises en vue d'un assaut général.
Nous possédons Tordre de combat , dressé par l'amiral de Coëtivy , qui n'avait cessé de présider aux opérations du siège *. Du côté de l'église Notre-Dame, le comte du Maine et le connétable devaient assaillir la place sur deux points différents. Philippe de Gulant , seigneur de Jalognes , nommé récemment maréchal de France , devait diviser ses gens en trois groupes : deux d'entre eux donneraient l'assaut à la tour du Friche; un troisième se joindrait à ceux qui, montés sur des bateaux, attaqueraient la muraille du côté de la Viosne. Le vicomte de Thouars , le maréchal de Lohéac et .le sire de Bueil dirigeraient l'attaque du côté de l'abbaye de Maubuisson, partageant leurs gens en trois groupes, et secondant le corps d'armée qui agissait du côté de l'Isle-Adam. Panassac, Brusac, les deux Lestrac, La Hire et d'autres capitaines qui tenaient la campagne vers l'Isle-Adam e^Gisors afin de prévenir un retour oflFensif des Anglais , étaient chargés d'opérer à la fois par eau et par terre au nord de la place ; enfin , Valpergue et Salazar, avec les gens de l'enseigne royale et la garde du Roi, devaient assaillir la porte d'Ennery. Tous les points culminants devaient être occupés par des arbalétriers, des artilleurs et les cranequiniers du Roi.
Le 19 septembre, au matin, Charles VU et ses capitaines firent mettre leurs gens sous les armes , les exhortant à bien remplir leur devoir. L'attaque commença vers midi. Le Roi en personne, ayant à ses côtés les comtes d'Eu, de la Marche et de Tanoarville, prit part à l'assaut de la Touï du Friche , située à l'angle sud de la ville '. Le Dauphin se joignit au comte du