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ô. Lettres de Henri VI du 1 1 septembre 1441. .\rchives, K 67, n" !*».
1441 i/assembliî:e de nkverk. 205
anxiétés les plus vives au sujet du siège de Pontoise, que Charles VII venait de reprendre avec vigueur. Le duc dTork chercha à gagner du temps en entamant des négociations au sujet du « fait du traité de la paix entre le roi d'Angleterre et ses ennemis et aiiversaires*. » A la date du 7 septembre, il désigna trois ambassadeurs chargés de se rendre à Vemon, et de là, s'il en était besoin, à Mantes, pour s'y rencontrer avec dék ambassadeurs de « l'adversaire de France , » lesquels devaient y venir à bref délai. Jean de Mongomery, bailli de Caux, Walter Colles, conseiller du roi, et Jean de Rinel, secrétaire, partirent le 8. Le même jour un poursuivant, porteur de lettres et mandements du duc d'York pour Talbot, Scales et divers officiers royaux , était envoyé à Mantes. Talbot le fit partir aussitôt pour Paris, afin de solliciter des lettres de saufconduit pour les ambassadeurs anglais qui devaient prendre part aux négociations. Le poursuivant, retenu à Paris pendant huit jours, repartit en toute hâte dès qu'il eut obtenu les saufconduits. Mais les ambassadeurs, après avoir vainement attendu à Mantes jusqu'au 14 septembre, avaient repris le chemin de Rouen. Le poursuivant les joignit enfin le 17 à Pont-de-r Arche , sur la route de Vemon , où le duc d'York les renvoyait. A Vemon, point de nouvelle des ambassadeurs français ; impossible de tenir la « journée » projetée. Le poursuivant fut envoyé à Mantes pour prendre des informations; de là il poussa jusqu'à Conflans. Sur son chemin, il rencontra un messager de l'amiral de Goëtivy, apportant une ce excusacion, » qui fut aussitôt transmise à Rouen au chancelier de Luxembourg ^.
Les actes où nous puisons ces détails ne nous disent pas quelle était la nature de cette « excusation ; » mais les dates parlent d'elles-mêmes. C'est le 17 septembre que les ambassadeurs anglais repartent de Rouen; c'est le 22 qu'ils y rentrent.