‹ Histoire de Charles VIIChapitre 139 sur 340 · Brequigny, 82, f · texte numérisé non relu

Brequigny, 82, f

4. Original, signé par le comte d*Armagnac. Ârcliives, P 1359^ cote 647.

5. Ces deux seigneurs étaient beaux-frères : le sire d'Albret avait épousé en 1417 Anne d'Armagnac.

6. Rymer, t. V, part, i, p. 42 ; Proceedings and ordinatuxBf t. Y, p. xcv et 44-45..

7. On voit par les lettres du comte de Hantingdon en date du 15 décembre 1439 que le sire d'Albret était traité en ennemi (Rymer, t. Y, part, i, p. 92). Le 7 juin 1440, Gharies YII donnait au sire d'Albret la viUe et le ch&teau de siaint-Sulpice , en dédommagement de la perte de la plupart de ses places, prises par les Anglais (D. Vaissele, t. lY, p. 495). Le même jour Henri YI donnait à Philippe Chetewynde la ville et vicomte de Tartas, now heing in ihe kandes and subfection of oure, rehel and emtemy the Lord de Labrit {Proceedings, t. Y, p. 121). Le 16 novembre 1441, par lettres où le Roi rendait hommage à la c bonne loyauté et obéissance » dont le sire d'Albret avait toujours hxi preuve, et aux « recommandables services « par lui rendus dans les guerres, il était remis en possession du comté de Dreux (Doat, 248, f. 253). Le même jour, une assignation de 1,000 1. t. de rente sur la terre de Saint-Sulpice était faite par Charles TII en sa faveur (Archives, J 893, n» 19).

attitude douteuse; mais son fils, le vicomte de Lomagne, prit une part très active à la campagne de 1439 contre le comte de Huûtingdon, et servit le Roi pendant la Praguerie.

Les Anglais furent plus heureux d'un autre côté. A la date du 8 aotii 1441, un traité fut paâsé par Thomas Rampston, sénéchal de Guyenne : il stipulait une trêve de quatre ans entre le roi d'Angleterre d'une part , et les comtes de Penthièvre et de Beaufort, d'autre part, pour toutes les possessions de ces seigneurs situées dans le voisinage de la Guyenne*. Ce traité avait pour résultat d'isoler les possessions anglaises au nord de la Guyenne et de former comme une zone neutre s'étendant sur toute la frontière du duché de Guyenne , depuis la Saintonge jusqu'à l'Auvergne.

Avant d'entreprendre le « voyage de Tartas , » Charles VII , continuant ce rôle de justicier qu'il n'avait cessé de remplir depuis son ordonnance de 1439 , voulut mettre un terme aux excès qui se commettaient librement dans ses provinces de l'ouest. La mission donnée au Dauphin, en décembre 1439, n'avait point été remplie : le Roi résolut de prendre lui-même la chose en main. A peine remis des fatigues du siège de Pontoise, il se rendit à Saumur, où il arriva le 12 décembre 1441, en compagnie de la Reine , du Dauphin et du comte du Maine.

Le Roi avait fait connaître au duc de Bretagne la résolution où il était d'empêcher les pilleries commises par les gens de guerre bretons en Anjou, en Saintonge et en Poitou, où ils s'étaient fortifiés dans des châteaux , véritables repaires de brigands. Une ambassade du duc vint trouver le Roi ; des arrangements furent pris pour l'évacuation de ces châteaux, et le duc les fit remettre entre les inains du connétable*. Charles VII entendait supprimer les abus , de quelque côté qu'ils vinssent. Pendant son séjour à Saumur, il prit deux mesures importantes : par l'une il nommait deux généraux réformateurs des monnaies ; par l'autre il enlevait ses pouvoirs à Guillaume

1. Voir cet important traité, qui fut ratifié par Henri VI le 28 novembre suivant, dans ^ttigny, 82, f. Ui-i56 v«.

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