Journal, p. 20<i
2. c Isto post meridiem decanas de sancte André» publice dixit... in domo consilii,. qood » tdversarius regias adveniret Bardegaliam , et raille Anglici vénérant in adjuvaniea dict» cîviUti^ BardegaliflB, obediendiun est fortiori. » Journal, l. c, p. 20^.
3. Le siège de Blaye fat empêché par la trahison ; le sire de Pons, que nous avons vu plus haut faire sa soumission au Roi , était en pourparlers %ec les Anglais pour leur livrer tontes ses seigneuries; il leur fit savoir Tentreprise projetée sur Blaye, laquelle échoua par suite. Voir lettres de Charles VU du i9 juin 1M3, déclarant Jacques de Pons coupable du crime de lèse-msgesté et ordonnant de Tigourner à comparoir devant le Parlement. Pièces originales , 2328 : Pons.
i. Cette date est donnée par un document qui se trouve à la suite du Journal, p. 246. 5. Berry, p. i22; Le Grand, VI, f. 203; Miguel del Verras, p. 597.
Charles VU était retenu devant La Réole , dont le château , d^endu avec vigueur, résistait à tous les efforts: Le Roi présidait en personne aux opérations militaires. Ce n*est que le 7 décembre, après cinquantersept jours de siège, que le château capitula. Cette héroïque résistance avait sauvé Bordeaux. . Au moment même où Charles VII en triomphait , Pey Berland revenait d'Angleterre » annonçant l'arrivée prochaine d'une armée commandée par le comte de Somerset K De toutes parts les habitants, soulevés contre les Français, preïiaient les armes. Les femmes elles-mêmes se mêlaient à la résistance, et il n'était pas de jour qu'elles n'amenassent des prisonniers à Bordeaux ^. Sur ces entrefaites le feu fut mis au logis du Roi à La Réole ; si les archers de la garde écossaise n'eussent ouvert un passage au Roi en minant la muraille, Charles YII eût péri au milieu des Qammes : il s'échappa en chemise par la brèche ; son épée, dite l'épée de Saint*Louis, fut détruite dans l'incendie'* L'hiver était très rigoureux; la Garonne gelée; impossible de recevoir des vivres de Toulouse. La famine sévissait dans l'armée, qui perdit la plus grande partie de ses chevaux. Le Roi dut renoncer à poursuivre son entreprise. Laissant Olivier de Coëtivy à La Réole , avec une forte garnison, il donna.le signal de la retraite, et alla s'établir à Montauban (28 décembre).
L'expédition de Charles VII en Guyenne n'eut point seulement pour résultat de mettre en péril la domination anglaise et d'infliger à l'ennemi de graves échecs; elle porta un coup décisif aux négociations entamées par le comte d'Armagnac avec Henri VI et empêcha d'y donner suite.
Poussé par les princes qui, on l'a vu, étaient alors en relations suivies avec les conseillers du roi d'Angleterre en France et ne craignaient pas de recourir à tous les moyens pour fcniifier leur coalition coi|tre la Couronne , le comte d'Armagnac avait fait proposer au jeune roi la main d'une de ses filles. L'ambas-