W., ibid., p
sade envoyée 4ans ce but en Angleterre ayaik été accueifiie avec empressement. Le 20 mai 1442, Henri VI donnait des pouvoirs pour traiter de son mariage * ; le 16 juillet, deux ambassadeurs ^Dgjiais, chargés de s|aivre la négociation,. débar-^ quaient à Bordeavii^. Mais d'une part la situation critique faite auz Anglais par la marche victorieuse . 4e Charles VU; de Tautre les craintes que le voisinage de Tarmée royale insp»* rait au con^e d'Armagnac allaient bientôt changer la situation; Jean de Batute, archidiacre de Saintr-^ntonin de Rodez, chancelier du comte , était revenu d'Angleterre en compagnie de Roos et de Bekynton. De Lectoure, où il avait rejoint son maître , il s'empressa de faire savoir que le comte avait le plus vif désir de recevoir les deux ambassadeurs , qu'un saufconduit avait été demandé pour cela à Charles VII, et qu'on espérait l'obtenir. Jean IV lui-même prit la plume pour ex^ primer ses regrets du retard apporté par les événements à la venue des ambassadeurs et les assurer de la diligence qu'il mettrait à aplanir tous les obstacles^. Trois semaines après, le comte et son chancelier renouvelèrent les mêmes déclarations, en manifestant la crainte que le sauf-conduit demandé ne fût point accordé, car le Roi n'ignorait 'pas le motif de la venue des ambassadeurs anglais; mais Batute avait Tespoir que le Roi se séparerait un jour ou l'autre de ceux qui l'entouraient présentement, et que le comte trouverait encore, sur les bords de la Garonne , des amis au milieu desquels Roos et Bekynton pourraient passer sûrement, a II nous viendra, ajoutait-il, des nouvelles du nord. Sans doute nos amis vous mettront à même de poursuivre votre mission à votre honneur et au nôtre. Plaise à Dieu que Monseigneur puisse bientôt vous envoyer de telles nouvelles ^I » Il semble qu'il soit fait ici allusion à une attaque des Anglais dont on aurait attendu une heureuse diversion : c'était, en effet, le moment où Talbot, débarqué eu Normandie
i. Rymer, t. V, part, i, p. 112. — A la date dti 13 mai, un nouveau sauf-conduit irait étié délivré aux ambassadeurs du comte d* Armagnac.
2. Lettres de Jean de Batute du 29 juillet et du comte du 23. Officiai Carresporuience, t. Il, p. 193-194.