Lettres des 6 et 11 février et 5 juin
i. Voir la Réponse aux remontrances des priticeSy dans Monstrelet, t. VI, p. 34.
fut repris'. En juin, rennemi ne fut pas plus heureux près d'Évreux , où Floquet tailla en pièces un corps de troupes*. A peine arrivé d'Angleterre, Talbot ramassa tout ce qu'il put trouver de soldats, et vint, à la tête de cinq à six mille hommes, mettre le siège devant Couches. Les Français ne se sentant point assez forts pour attaquer le capitaine anglais , firent une diversion et allèrent attaquer Gallardon , qu'ils assiégèrent en vain. Talbot se hâta de composer avec la garnison de Couches pour marcher sur Gallardon ; mais Dunois et Brezé , qui dirigeaient les opérations militaires en Normandie, avaient levé le siège et s'étaient retirés avec leur artillerie à Chartres '. Peu après Surienne, qui, sans trahir ouvertement la cause qu'il servait, ne perdait jamais Toccasion défaire une bonne affaire, abandonnait à Dunois, moyennant onze mille saints d'or, les places de Gallardon et de Courville*. La trahison d'un Anglais nous livra Granville'. Talbot n'avait donc réussi qu'à nous enlever Couches. Mais, au mois de novembre , quittant Caudebec où il avait établi son quartier général , il vint mettre le siège devant Dieppe , et construisit , en face des murs de cette ville , une formidable bastille •. Ce siège dura neuf mois. Plusieurs fois secourus ou ravitaillés', les Français tinrent bon jusqu'au mois d'août. Alors parut une armée sous les ordres du Dauphin*, investi de la charge de lieutenant général dans les pays