‹ Histoire de Charles VIIChapitre 233 sur 340 · Voir le texte dans Raynaldi, année · texte numérisé non relu

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2. Il y a dans D. Rousseau, vol. 9, n» 3901, des lettres de Charles Vil ordonnant de &ire défense de citer Jean Michel en Cour de Rome et d'sgoumer tous opposants devant le Parlement. Ces lettres sont datées d'Angers, « le xxviii* jour de décembre l'an de gnice mil quatre cent quarante deux et de notre règne le x«. v II y a là, évidemment, une double faute de transcription : 1442 pour 1439, et x« pour xviii*.

c'est ouvertement qu'elle travaille à mettre le schisme dans rÉglise catholique, à diviser la robe sans couture du Christ Le venin, conçu depuis si longtemps dans son sein, en sort et s'élance pour perdre les âmes et jeter le trouble dans la Société chrétienne... Mais votre prudence doit prendre les précautions nécessaires pour empêcher cette contagion sacrilège de souiller aucunement votre royaume. C'est le devoir d'un roi catholique et très chrétien ; c'est ce qu'exige un royaume si grand par sa puissance, c'est ce que réclament la grandeur et la vertu de vos ancêtres. »

Faisant allusion à la conduite de Charles VU à la nouvelle du décret de déposition rendu par les Pères de Bâle en date du 23 juin , Eugène IV félicitait le Roi de là « sainte détermination » prise par lui d'ordonner qu*on obéît au Pape comme auparavant; mais il fallait davantage : il fallait rappeler au devoir, par des peines sévères, ceux de ses sujets qui demeuraient dans cette « fange empestée » en la favorisant de leurs conseils et de leur crédit; il ne fallait plus donner le nom de Concile à une telle réunion d'hommes pervers et rebelles. Le duc de Bourgogne, qui vient de défendre d'obéir à leurs décrets, se borne à leur conserver le nom de Pères, par respect pour leur cariactère. Si tous les princes en faisaient autant, leur audace en serait refroidie, et ils songeraient plus à se sauver eux-mêmes qu'à perdre les autres. Cependant aucun roi, aucun prince fidèle ne lui a refusé Tobéissance qu'on a coutume de lui rendre. Le Pape espère donc que le Roi, « dont le principal soin paraJtt être de conserver l'unité de TEglise et de défendre l'autorité du Siège apostolique, » prendra ouvertement en main la défense de la foi et réprimera les tentatives de ceux qui n'ont aucune autorité ni divine ni humaine.

Le Pape annonçait au Roi, en terminant, qu'il venait de rendre un décret, dont il hii envoyait copie, condamnant les Pères de Bâle *.

Ce décret, rendu le 4 septembre 1439, prononçait rexcom-

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