‹ Histoire de Charles VIIChapitre 278 sur 340 · D. Vaissetc, t. IV, p · texte numérisé non relu

D. Vaissetc, t. IV, p

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invoqués par les États et ayant égard à la <( bonne obéissance et vraie fidélité » qu'il avait toujours trouvée en son pays de Languedoc, il décida qu'il y serait établi un Parlement, lequel coameacerait à siéger à partir de la Saint-Martine Le même jour, le Boi ard^nna que, jusqu'à la Saint-Martin, il y aurait sursis pour totitea Ie& causes de ses sujets du Languedoc portées devant le Parlement de Paris \

Le Parlement de Paris s'émut, de la mesure prise à Montpellier : leT)remier président fut chargé d'écrire au Roi, et de le supplier de n'instituer, en aucun lieu que ce fût, d'autre Parlement que son Parlement siégeant à Paris?. .Devant cette opposition, le Roi suspendit Texécution de ses lettres» et, en attendant qu'il eût statué à cet égard, désigna des commissaires pour rendre la justice en Languedoc»^. Ces commissaires étaient les mêmes que ceux nommés un peu auparavant -pour le fait de la justice des aides ' ; leurs attributions furent augmentées, et, à partir de ce moment, ils furent désignés sous le titre de générmiœ conseilleras sur le faU de la justice ; leur Cour fut ambulante, mais siégea le plus souvent à Montpellier ; ils eurent la connaissance et le jugement en dernier ressort de toutes les aflFaires civiles et criminelles de la justice ordinaire*.

Quelques années plus tard, les États de Languedoc revinrent à la charge. Dans leeahier de doléances rédigé à Béziers en novembre 1442, ils sollicitèrent la réformation de la justice et l'installation d'un Parlement en Languedoc, conformément aui traditions de la royauté. Le Roi répondit qu'il devait prochainement se transporter à Paris, et qu'après avoir pris l'avis des princes du sang, de son grand Conseil et du Parlement, il aviserait ^

1. Ordonnance, L XIII, p. 231. Cf. D. Vaissete, L IV, p. 595.

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