Voir t. II, p
i. Ils partirent d'Arras le 8 octobre. Le 13, ils étaient à Reims, où le chancelier Regnanlt de Chartres régla TaSaire de la reddition d'Épernay. Le 24 arrivèrent à Reims le duc de Bourbon, le connétable, le comte de Vendôme, Christophe d'Harcourt et le maréchal de la Fayette. On partit aussitôt pour Dijon, où Ton arriva à la fin du mois. Chartier, t. I, p. 214-215 ; Ganat, Documents inédits, p. 371.
5. C'étaient, d'après lé Dixième compte de Mahieu Regnault, Jean de Groy, grand bailli de Hainaut, Jean de Poitiers, seigneur d'Arcey, et Guy de Pontailler, seigneur de Talemer; ils partirent vers le 9 novembre (Archives de la Gôte (l'Or, B 1659, f. 127;
1435 LES SUITES DU TRAITÉ D'aRHAS. 71
arrivèrent à Tours dans les derniers jours de novembre*.
Un rapport fut présenté au Roi par le chancelier. Avant d'en adopter les conclusions, Charles VII eut, paraît-il , un moment d'hésitation*. Mais les motifs d*un ordre si élevé qui, dans le cours des négociations, avaient dicté sa conduite, Temportèreat sur des répugnances d'ailleurs naturelles et légitimes. Olivier de la Marche nous apprend que quatre considérations déci* sives engagèrent le Roi à donner son adhésion au traité : l® il « faisoit conscience du cas advenu en la mort du duc Jehan ; » 2^ il ne regardait pas comme possible de supporter plus longtemps, sans péril pour son royaume, le poids d'une double lutte avec les Anglais et avec les Bourguignons; 3<> il se voyait à la merci des capitaines, qui allaient jusqu'à forcer la porte de sa chambre pour lui imposer leur loi , et il voulait à tout prix se soustraire à ce joug odieux'; 4® enfin « il fut, ajoute le chroniqueur, si saige et si raisonnable Roy, qu'il aymoit mieulx l'utilité et le prouffit de son royaulme que de demeurer en opinion inique, sans salut ne repos ^ »
D'autres considérations, d'un ordre purement religieux, paraissent avoir été d'un grand poids dans la détermination royale : en ne remplissant point les engagements contractés solennellement en son nom , Charles VII se serait trouvé sous le coup d'une sentence d'excommunication. II donna donc ses lettres de ratification , conservant, paraît-il, le secret espoir que le duc de Bourgogne ne se montrerait pas trop rigou-
GoUection de Bourgogne, 65, f. 153 v»). Saiot-Remy nomme Jean de Croy, le seigneur de Harsy (nom que Téditeur, M. Morand , n*a pu identifier et qu*il a même passe sous silence dans sa table), et le seigneur de Grevecœur (t. II , p. 365). L*acte de prestation du serment, cité plus loin, nomme avec Croy, PontaiUer et Poitiers, Jean de Terrant, conseiller et maître des requêtes, et Jean du Plessis, secrétaire. Cf. Archives du Nord, B 1957, f. 123 v», 127, 134 et 136 v°.
1. Les ambassadeurs de France étaient à Beaunele 13 novembre, jour où ils rendirent mie ordonnance au nom du Roi. Le connétable les avait quittés pour aller en Cliampagne. Le 24, il était à Châlons , et le â décembre à Reims. Gruel , qui est muet sur ce voyage à Dijon et en Champagne, nous dit (p. 379) qu'il était à Tours le 10 décembre.
2. < Et y fit le Roy un peu de difficulté, » dit Gruel (p. 379).
3. c A Toecasion de la guerre, il se trouvait gouverné et soubz la main de tant de manière de gens d'armes estraqges et privez, qu'il a'y avoit si petit capitaine en France à qui Ion osast fermer l'uis ou la clianibre du Roy, quelque affaire qu'il eust. » Olivier de «la Marche, édit. de MM. Beaune et d'Arbaumont, 1. 1, p 239-40.