‹ Histoire de Charles VIIChapitre 69 sur 340 · Monstrelet, t. V, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. V, p

i. Archives, J 251, n«36.

5. Voici les dates données dans les comptes, pour la mission de ces ambassadeurs : Jacques de Crevecœnr, du 5 juillet au 5 novembre ; Philippe de Nanterre, du 10 juillet au 6 novembre; Etienne Armenier, du 25 juillet au 25 octobre. Archives du Nord, B 1966, f. 130. 112 V, 104 v«. Cf. B 1963, f. 126.

6. Monstrelet, /. c. Ce chroniqueur dit que la Glle du Roi dont il s*ag[issait était « nouvellement trespasséc^ » et que le duc envoya à ses ambassadeurs Tordre de faire la demande de la mai«née, nommée Catherine. Or il n'y a pas trace de cette mort : Catherine était bien la seconde fille du Roi, et il ne pouvait s'agir de Radegonde, depuis longtemps promise à Sigismond, duc d'Autriche.

7. La mission de Hugues de Lannoy dura du 26 juillet au 13 novembre (Archives du Nord, B 1982, f. 61). Nous avons relevé encore deux voyages de Jean Viguier, huissier

tembre 1438) le, contrat de mariage de Charles de Bourgogne, comte de Charolais , et de Catherine de France. Les stipulations de ce contrat reçurent le même jour l'approbation royale*. La dot de la princesse était fixée à cent .vingt mille écus, payables moitié lors de la solennisation du mariage , moitié lin an après.

Les ambassadeurs bourguignons profitèrent de leur séjour à la Cour pour traiter les questions en litige. C'est évidemment à leur requête que Charles VII donna, à la date du 15 septembre, des lettres patentes défendant à ses capitaines, sous les peines les plus expresses , de porter aucun dommage aux terres du duc de Bourgogne ' : les écorcheurs étaient alors fort menaçants, et Ton se préparait en Bourgogne à leur opposer une vigoureuse résistance. Nul doute enfin que la mission de Lannoy ne se rattachât à la reprise des négociations avec r Angleterre.

C'est dans les premiers mois de 1438 que la duchesse de Bourgogne avait renoué avec la Cour de Westminster des relations interrompues depuis la fameuse ambassade de Toison d or, en octobre 1435. Un diplomate habile, rompu aux finesses de la politique anglaise, s'était rendu en Angleterre au commencement de mai : ce diplomate n'était autre que Hugues de Lannoy. A peine arrivé, il se mit en relations avec le duc de Glocester et d'autres membres du Conseil privé ^ Ses ouvertures furent accueillies favorablement. Le premier point à régler était la reprise des rapports commerciaux entre la Flandre et l'Angleterre. Un conseiller du duc, Henri Utenhove, partit le 25 août , avec mission de suivre les négociations *. Le 21 novembre suivant, à la requête de Henri Beaufort, cardinal

d'armes et valet de chambre du doc (11 juiilet-20 septembre et 20 septembre-21 novembre) et l'envoi de plusieuï-s chevaucheurs (B 1969, f. 156; B 1963, f. 126 v«> et 130 >••; B 1983, n« 33).

1. Original à la Bibliothèque nationale , Chartes de Colbert, 355, n^ 210; autre original, Archives du Nord, B 1516; Archives nationales, J 251 , n« 37. Le texte est imprimé dans Léonard, Recueil des Traitez y t. I, p. 31.

2. Original, Chartes de Colbert, 355, n» 209. Le texte est publié par Canat, l. c, p. 385.

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